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Une étude observe l'intérêt grandissant des jeunes pour le dématérialisé

Ghada Choucri Mercredi 17 Avril 2019-20:36:56 Jeunesse
Une étude observe l'intérêt grandissant des jeunes pour le dématérialisé
Une étude observe l'intérêt grandissant des jeunes pour le dématérialisé

Analysant les habitudes économiques des jeunes comme chaque semestre depuis 2001, la banque d'investissement Piper Jaffray a livré la dernière version de son étude, "Taking Stock With Teens". Parmi les résultats rapportés dans le document, on retrouve un segment dédié au jeu vidéo, décrivant une montée fulgurante du dématérialisé dans les usages.

Les analystes financiers de la multinationale ont mené l'enquête auprès de 8.000 sondés nord-américains d'un âge moyen de 16 ans, soit celles et ceux que l'on étiquette du terme grossier de génération Z, née dans le web 2.0. Ils en ont retiré de multiples tendances au sujet des habitudes d'achat, des marques préférées, de l'usage des réseaux sociaux, des plateformes vidéo les plus visitées, et donc, du jeu vidéo. À ce sujet, important essentiellement chez les garçons qui lui dédieraient en moyenne 14% de leur budget, juste après l'alimentation et les vêtements, l'achat de titres en boîte serait toujours plus de l'histoire ancienne, avec 60% des répondants affirmant préférer les téléchargements. Le pourcentage était de 55% l'année passée, et de 45% l'an précédent.

Les données obtenues par Piper Jaffray ne font que confirmer une évolution observée de toutes parts dans l'industrie, du dernier rapport du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (ne chiffrant plus les aficionados du purement physique qu'à 54% des interrogés de 10 ans et plus) aux résultats financiers des éditeurs, Ubisoft ayant par exemple réalisé 58% de son chiffre d'affaires grâce au dématérialisé durant l'exercice 2017-2018, contre 50% l'année précédente. Elles appuient encore l'idée que durant les années à suivre et avec les générations à venir, l'attachement au matériel promet de continuer à réduire. Une perspective qui a de quoi enchanter les industriels, promis à des marges juteuses, qui prennent le virage en multipliant les abonnements et en bâtissant autour du streaming. De leur côté, les boutiques en dur font la grimace, à l'image du ténor d'antan GameStop qui malgré la diversification de ses produits vendus, annonçait récemment un exercice annuel terminé sur un déficit de 673 millions de dollars.

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