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Une délégation du ministère de l’Education et de la Formation technique à Londres

Ghada Choucri Mercredi 30 Janvier 2019-13:51:06 Jeunesse
Une délégation du ministère de l’Education et de la Formation technique à Londres
Une délégation du ministère de l’Education et de la Formation technique à Londres

Une délégation égyptienne du ministère de l'Education et de la Formation technique a effectué une visite à un nombre d'écoles anglaises à Londres en Grande Bretagne. Les écoles visitées ont eu des expériences exceptionnelles en ce qui concerne la réforme du système éducatif et son développement, notamment en intégrant les nouvelles technologies dans le processus d'éducation.

A l'école secondaire de Wellington College (à environ une heure de Londres), la délégation du ministère de l'Éducation et de la Formation technique a écouté le directeur des technologies de l'information de l'école, M. Tony Wilton, en expliquant les étapes de l'intégration de la technologie en tant que composante clé du processus éducatif et ce depuis 2009.

Au début les responsables de l'école ont expliqué les problèmes qu'ils ont rencontrés au début, de la recherche de dispositifs techniques répondant aux besoins des élèves depuis leurs besoins d’apprentissage, tout en passant par l’infrastructure nécessaire pour se connecter au Web et la lenteur du réseau, ce qui posait des problèmes.

Il a fallu plusieurs années pour faire face à ces contraintes et développer une infrastructure en 2013 afin de fournir une connexion Wi-Fi fiable et un équipement unifié aux étudiants. Au début chaque étudiant apportait son appareil et donc il existait des différences de capacités. Ce fait a entraîné plusieurs problèmes dans le processus éducatif qui ont eu un impact négatif.

La véritable percée a eu lieu en 2015, lorsque les tablettes des étudiants ont été unifiées et soumises à un système d'exploitation unifié et avec une technologie de haute gamme où l'étudiant pourrait démarrer en quelques minutes.

Le directeur de l'enseignement technique de l'école, M. Jules Olorlain, a été très impressionné d'apprendre que l'Égypte avait réussi à fournir plus de 700 000 tablettes qui seront distribuées aux élèves de la première année du secondaire dans quelques jours. Ils ont également salué la décision prise par l'Égypte à distribuer le matériel à ce grand nombre d'élèves tout en fournissant les infrastructures nécessaires pour cela, sans passer par les phases d'expérimentation, avec des groupes plus petits.

Les membres de la délégation égyptienne étaient intéressés par une présentation d’Olorlain sur les problèmes rencontrés par l’école après l’introduction de la "tablette" à tous les élèves et son adoption en tant que composante majeure du processus éducatif. "Nous avons dû faire en sorte que les élèves soient responsables du matériel que ça soit la tablette ou les stylos de tablettes. Les étudiants étaient obligés de charger la tablette avant de venir à l'école et de ne pas accepter l'excuse de la batterie vide pendant la journée scolaire, alors que le collège ne fournissait pas aux étudiants des prises en classes pour recharger leurs tablettes", a-t-il expliqué en réaffirmant que la tablette est toujours la responsabilité de l'élève, qui doit faire attention en maniant sa tablette, de ne pas la laisser tomber ou l'abimer.

Un autre problème auquel l'école était confrontée au début de l'adoption de la tablette : l'acceptation de la tablette en tant que support pédagogique au lieu de livres et de brochures en papier, et qui diffère d'un élève à l'autre.

Il a souligné que la résistance au changement et le non-accueil du nouveau outil est normal au début, selon lui. Il faut du temps avant que tout le monde ne soit certain de la faisabilité d'une réforme et des effets positif d'un changement.

Les enseignants de l’école ont expliqué comment l’intégration de la technologie avait conduit à une communication continue entre eux et les élèves, lorsqu’ils demandaient les devoirs, et les élèves les faisaient pour que les professeurs les corrigaient, et ce dans un temps plus court que le normal. La technologie, selon les professeurs, a également mis fin au fameux problème de l'oubli du devoir ou sa perte, ou de dire qu'on a remis le devoir, ce qui n'est pas toujours vrai. Aussi en intégrant la technologie au processus de l'éducation, on pourrait savoir le développement de tout élève juste en appuyant un bouton, puisque tout est enregistré sur le système.

La délégation a visité une autre école qui a expérience impressionnante. Il s'agit de l’une des plus anciennes écoles de Grande-Bretagne et qui était depuis longtemps qualifiée de mauvaise école et les résultats des élèves étaient inférieurs par rapport aux autres.

Il y a dix ans, l'évaluation périodique des résultats scolaires à Londres avait placé cette école parmi les pires. Mais avec l’arrivée du proviseur actuel, M. Gary Phillips, la situation a complètement changé. Aujourd'hui, l'école est une véritable histoire de réussite.

M. Phillips a fortement bénéficié de la décentralisation du système scolaire en Grande-Bretagne, où des normes contraignantes spécifiques sont définies pour le programme d’études (le plus important étant la préservation des valeurs nationales britanniques), tandis que chaque école est libre d’adapter ce dont elle a besoin pour le mieux de ses élèves, à condition qu’il soit conforme avec la nature des études à l'école et le milieu où elle se situe. Les enseignants suivent des formations et des évaluations continues, l’école reçoit également des enseignants nouvellement diplômés, mais qui doivent être formés avant d’enseigner.

La petite école se situe dans une région avec de nombreux problèmes sociaux, avec une forte population d'immigrés et de réfugiés. Et d'ajouter que les salles de classe n'ont pas la même superficie, par contre, le proviseur en a tiré un majeur avantage. En effet, M. Phillips a consacré ces salles aux élèves qui  souffrent de certains problèmes, comme le niveau de la langue anglaise ou autres difficultés d'apprentissage. C'est ainsi qu’un nombre de professeurs passent des heures supplémentaires avec ces petits groupes afin de les aider à surmonter leurs difficultés.

Se penchant sur le système d'évaluation, M. Philips explique qu'au niveau des enseignants, chacun d'eux est demandé de présenter chaque année une recherche basée sur son expérience durant l'année scolaire, et du coup, l'enseignant est évalué selon cette recherche, mais d'autres moyens d'évaluation sont également en cours, comme sa performance en classe et les évaluations des autres enseignants.

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