Visite princière de Macron en Andorre

Dalia Hamam Dimanche 15 Septembre 2019-14:27:38 Actualités Internationales
Visite princière de Macron en Andorre
Visite princière de Macron en Andorre

“Vive le prince !”: accueilli par une foule d’enfants agitant des drapeaux andorrans, Emmanuel Macron a fait vendredi la tournée des sept paroisses d’Andorre, minuscule Etat entre la France et l’Espagne qui allie avantages fiscaux, interdiction de l’avortement et retraite à 65 ans.

“Co-prince” d’Andorre au nom d’une tradition qui remonte à Charlemagne, le chef de l’Etat a visité les paroisses (communes), encaissés au milieu des montagnes pyrénéennes auxquelles il est très attaché, savourant le plaisir de saluer longuement les centaines d’écoliers qui l’acclamaient avec ferveur. Il a passé plusieurs heures à signer leurs drapeaux et même leurs baskets ou leur avant-bras, assumant sans complexe sa “charge” princière et son histoire séculaire, rapporte l’AFP.

“Il y aura pendant longtemps deux visages bienveillants qui vous regardent”, a-t-il lancé à l’un des maires, en référence aux portraits des deux co-princes qui ornent les mairies, le sien et celui de l’archevêque d’Urgell (Catalogne).

L’actualité française l’a rattrapé lorsqu’un couple de retraités l’a interpellé pour lui vanter le régime de retraites d’Andorre, un système à points avec un âge de départ à 65 ans.

“Le système a été créé en 1968, avec l’aide d’experts français qui sont venus en Andorre et ont dit qu’il ne fallait pas répéter les erreurs du système français. Et qu’il était préférable d’avoir un âge de départ à 65 ans et un système à points”, ont-ils expliqué.

“Et vous vous en portez bien ? Et c’est lisible pour les gens ?”, leur a demandé avec intérêt le Président. “Oui oui”, lui a assuré le mari, “et c’est très équitable”. Ici “il y a un consensus qui s’est créé”. Mais “quand on passe d’un système à l’autre, la peur parfois est là”, a conclu M. Macron alors qu’au même moment en France les personnels de la RATP lançaient la première offensive syndicale contre la réforme des retraites avec une grève très suivie.

Interrogé dans l’après-midi sur cette grève, le chef de l’Etat a répondu: “Je ne parle pas des sujets non-andorrans” lors de ce déplacement qu’il a comparé à un “pèlerinage”.

Tout en couvrant ses hôtes de louanges sur la beauté de leur territoire, le chef de l’Etat, qui se définit comme “un enfant des Pyrénées”, s’est permis une critique voilée de la fiscalité très allégée que continue à appliquer Andorre, même si l’OCDE l’a rayée de sa “liste grise” des paradis fiscaux depuis 2010.

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