Zone de libre-échange un pas décisif pour plus d'intégration africaine

Lundi 02 Avril 2018-14:51:34 Economie
En signant ce 21 mars à Kigali, l'accord de libre-échange continental, l'UA veut augmenter de près de 60% d'ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain.
En signant ce 21 mars à Kigali, l'accord de libre-échange continental, l'UA veut augmenter de près de 60% d'ici à 2022 le niveau de commerce intra-africain.

Au-delà de la perspective de la communauté économique en 2028, la création par 44 pays de la Zone de libre-échange continentale devrait d'abord contribuer à dynamiser le commerce intra-africain.

Plus que jamais pour l'Afrique, c'est l'union qui fait la force. Quarante-quatre pays du continent ont signé ce mercredi 21 mars 2018 à Kigali l'accord créant une zone de libre-échange continentale (Zlec), perçue comme essentielle au développement économique de l'Afrique, a annoncé l'Union africaine (UA). «L'intégration économique répond donc non seulement à une aspiration née du panafricanisme, mais aussi à un impératif pratique lié à la viabilité économique du continent.» Vécu par beaucoup comme une évidence depuis la signature en 1991 du traité d'Abuja, qui sert de base juridique, il en a fallu du temps pour que les Etats membres franchissent enfin le pas.

«L'accord établissant la Zlec a été signé par 44 pays», a confirmé le président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, en conclusion d'un sommet de l'organisation dans la capitale rwandaise. Cette zone de libre-échange (ZLE) est un rêve plus que centenaire. La signature du traité de libre-échange le 10 juin 2015 lors du sommet de Charm El-Cheick en Egypte, est intervenue après des premiers frémissements en 2012. Elle a d'abord concerné l'Afrique australe, de l'est et une partie de l'Afrique centrale représentant la fusion des trois blocs régionaux (Comesa, CAE et SADC), composés de 26 pays.

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