Le ministre des Affaires étrangères, Sameh Choucri a fait état du grand développement des relations égypto-grecques tout au long de neuf ans, évoquant la communication établie avec la Grèce à tous les niveaux, rapporte la MENA.
Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue grec Nikos Dendias à l’issue de leurs pourparlers à Athènes, Choucri a indiqué que leurs échanges avaient toujours été transparents, crédibles et sans contraintes, les intérêts étant communs ainsi que les objectifs visant la réalisation de la stabilité et de la paix dans la Méditerranée orientale et aux niveaux régional et international.
Le chef de la diplomatie a fait état d’efforts conjoints intenses pour renforcer les relations bilatérales dans les domaines politique, économique, culturel et humain.
Les relations entre les deux pays sont stratégiques en matière de coopération politique, sécuritaire, militaire et économique, axées sur des principes, en allusion au bon voisinage, au respect mutuel, sont orientées vers la consolidation de la paix et de la stabilité et non vers d’autres buts, a-t-il dit.
Choucri a évoqué, pour exemple de coopération, la connexion électrique entre les deux pays ainsi que la connexion, via la Grèce, avec le continent européen, soulignant en ce sens l’exploitation de la dynamique générée par la COP27 tenue en Egypte.
Le ministre égyptien s’est honoré des relations égypto-greco-chypriotes, et loué les projets
définis lors des sommets successifs entre les trois pays.
Le soutien des deux pays à leurs candidatures respectives est l’un des caractères marquant les relations stratégiques bilatérales, a dit Choucri, expliquant que très peu de pays se soutenaient dans l’absolu, sans contrepartie.
Ceci est le fruit d’une confiance bâtie pendant de longues années car celui qui représentera l’Egypte dans les organisations internationales représentera la Grèce et vice-versa, a assuré le ministre égyptien.
Choucri s’est réjoui des accords trouvés sur la main-d’œuvre saisonnière et la régularisation de la situation des travailleurs égyptiens, ainsi que sur le tracé des frontières et la capacité des deux parties à s’entendre en tenant compte de leurs intérêts.
Le chef de la diplomatie a apprécié le soutien de la Grèce à l’Egypte dans les mécanismes de l’UE, et le rôle qu’elle assume dans l’explication des développements qui s’opèrent actuellement dans le pays.
Les questions régionales dont la cause palestinienne, les dossier libyen et syrien et la reprise des relations avec la Turquie, ont également fait l’objet de discussion, a-t-il renchéri.
Le ministre des AE a ensuite parlé des grands défis, dont le terrorisme, et affirmé que la coopération entre les deux pays dans les domaines militaire et sécuritaire renforcerait “notre capacité conjointe” à les affronter.





