Jusqu’à 1,5 million de manifestants étaient attendus par les syndicats dans toute la France pour un 1er mai “historique” et “festif”: l’intersyndicale entendait montrer hier lundi qu’elle n’abandonne pas le combat contre la réforme des retraites, même si les stratégies pourraient rapidement diverger sur la suite du mouvement, rapporte l’AFP.Ce 1er mai, qui faisait figure de 13e journée de mobilisation intersyndicale contre la réforme des retraites, intervenait pourtant après la validation de l’essentiel du texte par le Conseil constitutionnel et sa promulgation dans la foulée. Les syndicats tournent leurs regards vers deux nouvelle dates: le 3 mai, lorsque les “Sages” se prononceront sur une deuxième demande de référendum d’initiative partagée (RIP), et le 8 juin, lorsqu’une proposition de loi du groupe des députés Liot abrogeant la réforme sera au menu de l’Assemblée.Si dans la rue comme dans les sondages la colère reste vive, au gouvernement certains veulent croire “qu’on a passé le plus gros en terme de contestation” et que ce 1er mai “pouvait être le baroud d’honneur de l’interprofessionnel”.Emmanuel Macron s’est donné le 17 avril “100 jours d’apaisement” et “d’action” pour relancer son quinquennat. Elisabeth Borne va envoyer des invitations aux syndicats “dans les jours qui viennent”, selon le ministre du Travail, Olivier Dussopt, hier lundi sur BFM-TV.





