Mardi dernier, la galerie Azad à Zamalek a donné le coup d’envoi au vernissage de l’exposition « Cités en terre … l’habit de la mère » de l’artiste syrien Ibrahim Al-Hassoun. Autour de son exposition, Al-Hassoun a déclaré : « Les cités en terre et l’habit de la mère sont un moyen de créer un monde visuel loin de la narration traditionnelle. Je dirais même que c’est un récit visuel non-conventionnel qui permet de dissocier plusieurs éléments et de les recomposer à nouveau ». Et l’artiste de renchérir : “Pour moi, les villes en terre représentent une grande valeur, cet environnement a une forme spontanée. La main humaine a construit ces logis avec de la terre, en plus de la paille, donc ces maisons sont plus proches de l’âme et du cœur que celles construites avec une machine que nous voyons aujourd’hui. En plus, j’aimerais ajouter que cet environnement est un espace ouvert pour moi. Al-Hassoun a ajouté : “Depuis mon enfance, ma mémoire visuelle contient ces choses. Dans ma mémoire se trouve le lieu ouvert et les horizons qui n’ont pas de barrières qui ne fatiguent pas l’œil. Pour moi et les habitants de ces régions, l’équation de couleur est différente de la ville. Il a poursuivi: Les grandes équations mentales que l’homme de la ville effectue épuisent sa mémoire visuelle, tandis que la zone avec des maisons en terre n’a rien qui épuise l’œil, il n’y a pas d’obstacles, et en même temps l’horizon est devant vous. C’est d’ailleurs pourquoi, mon choix s’est porté sur la couleur claire, pour établir un certain équilibre. Depuis mon enfance, le rouge est rouge, et le jaune est jaune, et toutes ces couleurs avec lesquelles j’ai grandi, j’ai cherché à les transposer dans mon art, à rappeler à mon public, la beauté des horizons illimités et celle des couleurs qui s’affichent avec force ». Né à Alep en 1972, l’artiste a obtenu un diplôme d’études supérieures dans le domaine de la peinture, de l’Université de Damas en 1996. Ce paysagiste est connu pour sa passion des détails.













