Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires héritées d’une génération à l’autre. Chaque génération y a évidemment ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
La fille du fermier (2)
Il était une fois une jeune fille qui habitait avec ses parents dans une petite ferme tout près de la forêt. Elle adorait de temps en temps se promener dans la nature. Cette promenade était son unique activité, et elle avait l’habitude de l’appeler : mon activité préférée. Un jour, une voisine lui apporta un chapeau à plumes de la ville. Elle se sentit très ravie et décida de le prendre lors d’une de ses parties de jeux dans la forêt. Arrivée au bord de sa forêt chérie, la jeune fille décida de s’autoproclamer princesse des lieux. Elle sera « la princesse de la forêt », ce titre f ictif lui donna beaucoup d’énergie au point qu’elle commença à danser en rond, à chanter à haute voix et à faire la fête follement. Puis, elle ressentit comme une immense goutte d’eau s’abattre sur son visage. Elle leva les yeux vers le ciel et fut grandement surprise par le paysage. Une immense toile grise couverte de nuages surchargés d’eau. Elle ne s’y attendait pas : elle avait pensé à de fines gouttelettes d’eau.
Le paysage l’effrayait et la fascinait à la fois. Et le vent commençait à siffler : on dirait un maestro qui accompagne de ses plus beaux airs de musique le tableau sinistre qui se dressait devant les yeux de la jeune fille. Puis, soudain, elle a eu l’impression qu’une douche s’était ouverte : il pleuvait des cordes. Des cascades d’eau coulaient sur son petit corps et le froid du vent fouettait son visage. Elle a commencé alors à chercher un refuge. Mais, entourée d’arbres et de vide, elle n’a de grand-mère rien trouvé. C’est alors qu’elle a pris l’unique décision possible : rentrer chez elle. Elle habitait à 20 minutes de marche de cet endroit. Pas un si long trajet surtout qu’elle allait le faire en courant. Pour préserver, son chapeau, elle le prend entre ses deux mains, met son capuchon et se met à courir. Malheureusement, elle avançait très difficilement, le vent la repoussait et la pluie ne l’épargnait pas. Mais, elle n’avait pas peur : lorsqu’elle était « dans sa forêt chérie » qui va certainement la protéger d’une manière magique et l’aider à rentrer chez elle sans dégât, ni dommages. Alors, elle continuait d’avancer, quand soudain, le vent a soufflé très fort : on aurait dit qu’il était un ogre qui projetait sa colère contre elle.





