Le Président Abdel Fattah Al-Sissi est arrivé, hier matin, au siège où se tiennent des réunions annuelles du groupe de la Banque africaine de développement BAD, qu’accueille l’Egypte à Charm El-Cheikh. Le Chef de l’Etat a prononcé une allocution au cours de laquelle il a souligné les défis auxquels l’économie mondiale a été confrontée depuis la pandémie de Covid-19, passant par la crise russo-ukrainienne jusqu’à la vague sans précédent d’inflation mondiale. Ces défis ont un impact plus puissant sur les économies des pays en développement précisément les pays du continent africain.
Ce qui exige des idées non traditionnelles pour trouver des solutions de financement aux projets urgents face aux défis du changement climatique et du développement, indique le Président. A cet effet, il importe de souligner les besoins en financement du continent africain : « 200 milliards de dollars par ans pour réaliser les ODD », « 144 milliards USD pour régler les répercussions de la pandémie », et « 108 milliards USD pour les projets d’infrastructure ». « D’où l’importance du rôle de la BAD pour trouver des solutions de financement convenables aux exigences du continent », a précisé Al-Sissi. « J’appelle les institutions financières à réviser les critères et conditions aux termes desquels les pays peuvent recevoir des prêts à facilités vu le coût élevé des dettes », a ajouté le Président. Il est à faire savoir que les gouverneurs de 81 pays régionaux et non-régionaux inscrits dans le cadre du groupe, des gouverneurs des banques centrales et des ministres des Finances et de hauts responsables du secteur privé assisteront aux réunions. Les réunions portent sur les questions de la transformation vers l’économie verte, conformément aux résolutions de la COP27, et la fourniture davantage d’investissements aux pays africains. Les procédures de base pour atteindre la croissance globale et durable dans le continent et le rôle de la technologie financière dans le lancement du financement durable et vert y font l’objet de discussion.





