Beau, excitant, spectaculaire, Nikola Jokic ne le sera jamais assez pour la NBA. Pas de quoi contrarier le double MVP, d’ores et déjà un des basketteurs les plus talentueux de l’histoire, prêt à guider Denver à un premier sacre de champion contre Miami.
En 2014, on fit bien peu cas -sinon chez les Nuggets, qui n’imaginaient toutefois pas à quel point ils décrochèrent le jackpot- de l’arrivée du Serbe dans la ligue. Sélectionné en 41e position de la draft, il n’avait pas eu droit à ce petit instant de gloire en direct à la télévision américaine, car son nom avait été appelé pendant une page de publicité vantant les produits d’une chaîne de fast-food tex-mex.
En neuf ans, ni l’excellence de son basket, ni ses nombreux accomplissements ne l’ont propulsé sous une lumière autre que celle du faisceau sportif. Car Jokic ne fait la pub d’aucun produit aux Etats-Unis, c’est tout juste s’il fait la promotion d’une bière en Serbie, et il n’a aucune paire de sneakers à son nom, bien qu’étant sous contrat avec Nike.




