Partir au bord de mer est devenu une question assez ordinaire de nos jours. Tout au long de l’année, chacun de nous cherche à faire des économies pour faire une escapade annuelle loin du stress du bureau. Avec les récentes crises économiques, certaines personnes se trouvent obligées de réduire les vacances d’été à un simple week-end. Toutefois, tremper ses pieds dans l’eau salée demeure un rêve pour la plupart des Egyptiens. Et aujourd’hui, toutes les sauces sont possibles : Méditerranée, mer Rouge, lac, club d’été. Les Egyptiens trouvent toujours une solution qui va de pair avec leurs préférences ou du moins leurs budgets. Mais, qu’en est-il de nos ancêtres, les premiers estivants au début du vingtième siècle, cette première génération qui a eu droit aux vacances payées et par conséquent au premier voyage d’été ?
Par Dr Nesrine Choucri
De nos jours, partir en vacances d’été n’est pas si simple. Car, là, il y a les adeptes de plusieurs clans : la Méditerranée ou la mer Rouge. Toute une bagatelle entre les deux camps. Chacun chante la beauté de la nature et le charme de sa destination comme un vainqueur qui a su décrocher un trophée sans nul autre pareil. En cela, les Egyptiens n’ont pas réellement tort car nos côtes méditerranéennes ou sur la mer Rouge sont d’une beauté inédite et l’Egypte est tellement choyée par la nature et bénie par Dieu qu’elle dispose d’une position géographique singulière. La Méditerranée comme d’ailleurs la mer Rouge, offre des lieux bons marchés ou encore des lieux plus chers comme Gouna (près de Hurghada) ou Sahel (le littoral nord). Des lieux tous paradisiaques qui feront éveillés le poète ou le peintre en vous.
Et là, on se demande un peu : que faisaient nos grands-parents quand ils partaient en voyage ? Où se rendaient-ils ? Quel lieu fréquentaient-ils ? Autant de questions auxquelles le Progrès Egyptien a décidé de répondre en vous accompagnant dans un voyage à travers le temps. Alors embarquez-vous pour découvrir un univers lointain, moins compliqué, mais certainement aussi jovial que le nôtre.
Tout d’abord, les destinations de voyage qui étaient branchées ne sont pas les mêmes : Alexandrie (Ras Al-Tine) ou (Al-Mawmoura), Baltim, Ras El-Bar, Port-Saïd, Marsa Matrouh ou encore Ismaïlia étaient les lieux favoris des Egyptiens. Si aujourd’hui, les gens se préoccupent de ceux qu’ils vont porter durant leur voyage, et les photos sur Instagram ou les vidéos qu’ils entendent tourner, jadis ce n’était pas le cas. Les beaux habits étaient toujours présents : tant qu’il y aura de belles femmes, il y aura celles qui aimeront s’habiller, se maquiller, se parfumer et resplendir.
Les photos existaient, mais rarement, ce qui comptait c’était de passer du temps en famille. De nos jours, on part en vacances en familles, entre amis ou encore seul. Auparavant, on partait en grande famille comme une tribu au bord de la mer. Les jeux de carte, de dominos, d’échecs, le vélo, et la musique (surtout la radio transistor) étaient des amis indissociables de la grande tribu. Dans les années 80 et 90, d’autres villes ont commencé à s’imposer sur la scène des destinations de voyage dont Gamassa et El-Arich.
Ras El-Bar :
Ras El Bar qui se traduit par « tête de terre », est une station balnéaire du gouvernorat de Damiette, en Égypte. Il est situé sur la mer Méditerranée à l’embouchure de la branche du Nil de Damiette. Il y a environ 25 000 résidents permanents dans la ville. Cependant, pendant la haute saison des vacances d’été, de juillet à septembre, la population augmente rapidement à plus de 250 000.
Ras El Bar se trouve dans une péninsule sur la côte de la mer Méditerranée, et il est bordé à l’ouest par la branche du Nil de Damiette. La zone de « Lessan » est située à l’extrême nord de cette péninsule, et c’est à cet endroit que le bras du Nil de Damiette coule dans la mer Méditerranée, ce qui donne à Ras El Bar la forme d’un triangle.
Le système de location de terres a commencé depuis 1898, ensuite les maisons ont commencé à être construites et des villas nommées « e’sha » (cabane). En 1902, le premier plan civique de la ville est mis en œuvre. Le plan établissait que les rues seraient de style bloc droit pour maintenir la beauté de la ville. Au tout début, ces huttes étaient construites en bois et autres matériaux simples, n’avaient qu’un seul étage et n’accueillaient qu’une seule famille. Il s’agissait de structures temporaires construites au début de l’été et enlevées à sa fin.
Ras El-Bar est connue comme la destination de la célèbre chanteuse et actrice de cinéma Asmahane (de son vrai nom, Amaal Al-Atrash), ainsi que par l’Astre de l’Orient Oum Kalthoum. Récemment, une ruelle au bord du Nil a été faite dans la ville de Ras El Bar. L’autre côté de la ruelle contient un certain nombre de magasins et de restaurants jusqu’à la zone de « El Lessan ». « El Lessan » est l’endroit où la mer Méditerranée rencontre le Nil, et il a également été développé pour rivaliser avec les lieux touristiques du monde entier, a-t-on appris de la presse locale.
Baltim :
Baltim est une ville du gouvernorat de Kafr El Cheikh, sur la côte nord de l’Égypte. Le climat de Baltim est typique de la ligne côtière nord qui est la plus modérée d’Égypte. Il présente un climat désertique chaud, mais les vents dominants de la mer Méditerranée modèrent considérablement les températures, rendant ses étés modérément chauds et humides tandis que ses hivers doux et modérément humides.
Gamassa :
C’est une ville, appartenant à la province de Dakahlia, surplombant directement la mer Méditerranée, et elle est également caractérisée par des eaux nettes, faible humidité, et les larges plages de sable fin. La ville de Gamassa est équipée de points ambulance parce que c’est une ville touristique, où les services en général, le luxe tels que les cafés, les bains publics dans la région de Marwa, Amon, et Osmathon, X, et le tourisme de village en plus du quartier du 15 mai ou ce que vous savez des villas logiques, la ville est l’une des stations balnéaires les plus proches de la ville du Caire, car elle comprend l’Université Delta pour la science et la technologie.
Port-Saïd :
La ville se situe dans le nord-est de l’Égypte s’étendant sur environ 30 km le long de la côte de la mer Méditerranée, au nord du canal de Suez. C’est la cinquième plus grande ville d’Égypte. La ville a été créée en 1859 lors de la construction du Canal de Suez. Il y a de nombreuses maisons anciennes avec de grands balcons à tous les étages, donnant à la ville un aspect distinctif. La ville jumelle de Port-Saïd est Port Fouad, qui se trouve sur la rive orientale du Canal de Suez. Les deux villes coexistent, au point qu’il n’y a pratiquement pas de centre-ville à Port Fouad. Les villes sont reliées par des ferries gratuits qui circulent toute la journée et, ensemble, elles forment une zone métropolitaine de plus d’un million d’habitants qui s’étend à la fois sur les côtes africaine et asiatique du Canal de Suez.
Port-Saïd a un climat désertique chaud, mais les vents de la mer Méditerranée modère considérablement les températures, typiques de la côte nord de l’Égypte, rendant ses étés modérément chauds et humides tandis que ses hivers doux et modérément humides lorsque le grésil et la grêle sont également courants, mais moins fréquents qu’à Alexandrie car Port-Saïd est plus sec. Janvier et février sont les mois les plus frais tandis que les plus chauds sont juillet et août.





