Récemment, Eman Ahmed Khalil a pris part à l’exposition « Les histoires d’antan » au centre culturel Talaat Harb coordonnée par l’ariste Dr Nagat Farouk. Son style et ses œuvres expriment un certain chagrin. Mais, rappelons-nous bien que les artistes ne font qu’exprimer ce qu’ils ressentent intérieurement, c’est le cas de Khalil qui n’a fait que peindre avec subtilité ses sentiments et ses moindres émotions. En effet, c’est une plasticienne bien certifiée : elle a suivi ses études à l’Ecole des Beaux-Arts, dans le département d’ornements en 1996. Mais, tout a commencé très tôt pour elle : « à dix ans, j’ai commencé ma passion pour l’art. J’ai décidé d’étudier ce domaine pour me spécialiser ». Toutefois, ses engagements de femme et de mère de famille ne l’ont pas souvent aidée à être omniprésente sur la scène artistique. « En fonction de mes responsabilités, j’ai dû parfois m’éclipser de la scène artistique. Or, depuis quelques années, je suis constamment omniprésente. J’ai d’ailleurs pris part à d’innombrables expositions », a-t-elle dit au Progrès Egyptien. Au cours des dernières années, elle a fait une ascension fulgurante sur la scène artistique et s’est imposée par son style, son calme et son caractère rebelle.
Révoltée contre les contraintes et les règles, Khalil refuse d’appartenir à une école artistique au dam des autres. « Je ne pense pas qu’un artiste devrait suivre une école artistique particulière. Je crois à la liberté d’expression. Il est vrai que j’ai un penchant pour l’école impressionniste ou expressionniste, mais je préfère être libre pour découvrir de nouvelles astuces et techniques. Découvrir du « nouveau » est l’une de mes ambitions en tant qu’artiste », a-t-elle indiqué.
Autour de ses œuvres, Khalil a dit : « J’aime toutes mes œuvres, même celles qui auraient pu être présentées différemment. Je trouve que chaque œuvre, chaque peinture est une partie de moi-même, une partie de mon âme. Je préfère évidemment les peintures de nature morte et les portraits, mais chaque œuvre que je livre à mon public est une partie intime de moi et par conséquent, très chère à mon cœur ».
Elle a ajouté : « La mission du plasticien est de répandre la beauté, la beauté qui a été créée par Dieu. L’art est spontané et une partie indissociable de l’artiste. En tout cas, si le début est difficile, la fin est extrêmement compliquée ». D’ailleurs, elle a assuré que si l’artiste peut imaginer ses débuts, il est totalement impossible d’imaginer la fin.
Interrogée autour de sa participation à la récente exposition, Eman Ahmed Khalil a dit au Progrès Egyptien : « Mes œuvres sont le plus souvent consacrées à tous les sentiments internes de l’être humain telle que le chagrin. Souvent, je mets en relief ses émotions assez particulier ».
L’année dernière, le Progrès Egyptien avait eu l’occasion d’interviewer l’artiste au mois de mars, le mois de la femme, en marge de sa participation à l’exposition « Noun El-Koun ». Elle avait veillé à mettre en relief la souffrance d’Eve, mais aussi sa capacité à faire face aux challenges. « Dieu sait qu’Eve fait face à d’innombrables défis. Il y a également des détails minimes qui ont un sens pour la femme et que je cherche à mettre en valeur à travers mon art. Je crois qu’il y a tant à présenter car la femme est une source d’inspiration intarissable, elle incarne des mondes variés et enchevêtrés : certains sont affichés, d’autres cachés et ensevelis dans la partie la plus profonde de son âme. A mon avis, Eve est aussi bien inspirante et provocatrice », a-t-elle assuré. .
Khalil avait pris part à l’exposition de l’an dernier à travers cinq toiles de portraits de femmes et mis en relief via chaque figure féminine des sentiments différents.







