Il y a ceux qui adorent prendre des photos de portraits, d’autres de paysages. Leurs photographies racontent des histoires, des mondes, des vies. On dirait même que c’est un album qui raconte l’époque, et l’histoire d’un peuple. C’est du moins la mission que se sont assignés Mina Guirguis Morcos et Seifeldin Safwat. Tous deux promènent leurs caméras à travers les rues du Caire ou d’autres villes égyptiennes pour pérenniser un instant et le transformer en un fragment d’histoire. Tous deux sont francophones et fortement influencés par la culture française.

Mina Morcos, âgé de 35 ans, a commencé l’art de la photographie à l’âge de 20 ans. Au début, son objectif était de passer un temps agréable et puis cet art est devenu graduellement sa véritable passion. Pour lui, il compare le photographe au peintre en ces mots : «La photographie est l’art de capturer un moment spécial et de le conserver. C’est aussi une façon de donner vie à quelques détails particuliers pour dessiner un tableau tout comme un peintre». Ce sont ces détails qu’ils cherchent à pérenniser et à leur donner vie, ces photos rappellent une part très particulière de l’âme de l’Egypte, une part authentique et vivante. Les paysages, la nature, les rues, bref, l’esprit de chaque lieu c’est ce qui capte son intérêt et que sa caméra sait bien préserver.

Seifeldin Safwat, diplômé du Collège de la Salle et de la Faculté de sciences politiques, travaille comme bancaire. Le monde des chiffres si matériel n’a pas pu éteindre sa passion pour la photographie. Safwat adore les lieux historiques, ou tout endroit chargé d’histoire. « L’Egypte est riche par son histoire, ses lieux mythiques et inoubliables. J’ai cherché à travers mes photographies à enregistrer cela », a-t-il noté. Et de renchérir : « Ma passion pour l’histoire de mon pays m’a poussé à enregistré les moindres détails à travers ma caméra et à leur redonner vie ».

Sa plus grande ambition, c’est de donner goût aux plus jeunes et à son public, à l’histoire d’Egypte, notamment à travers l’écran de sa caméra. Des photos ou des vidéos autant d’outils qui lui paraissent insuffisants pour mettre l’accent sur la splendeur de l’Egypte pharaonique. «Notre pays est riche par ses époques, chaque époque dispose de sa valeur, de sa richesse, de son importance. Je dirais même que ces époques forment une palette de couleurs et de saveurs dégradées qui devaient être captées par mille et une façons et la caméra est l’une d’entre elles», a-t-il noté. Et de renchérir : «Chaque lieu est chargé d’histoire et raconte un détail du passé». D’où son intérêt aux lieux historiques




