Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires qui ont été héritées d’une génération à l’autre. Evidemment, chaque génération a ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
Il était une fois une jeune fille qui habitait avec ses parents dans une petite ferme tout près de la forêt. Elle adorait s’y rendre de temps en temps pour se promener dans la nature. Cette promenade était son unique activité, mais elle avait l’habitude de l’appeler : mon activité préférée. Un jour, une voisine lui apporte un chapeau à plumes de la ville. Dans la forêt, une tempête se lève et la pluie ravage tout sur son chemin. Malheureusement, la jeune fille voit son chapeau s’envoler, puis, elle parvient à le retrouver. C’est alors qu’elle le trouve sans plumes. Attristée à son retour à la maison, elle s’est endormie pendant quelques temps.
A son réveil, elle décide de récupérer les plumes de l’unique coq du poulailler de sorte à orner son chapeau préféré. Elle reste très vigilante pour les récupérer juste pour préserver leur forme. Endolori, le coq perd ses plumes en lançant des coups. Quand sa mère lui a dit qu’elle a de bonnes idées et qu’elle compte faire la même chose : lui couper les cheveux pour fabriquer une perruque, l’enfant a peur.
Apeurée dans son coin, elle pensait beaucoup. Mais sa mère lui a dit que c’est normal puisqu’elle-même a agi de la même manière à l’égard du coq. A chaque fois qu’elle essayait de trouver des arguments et des excuses pour se défendre, sa mère lui rappelait ce qu’elle avait fait à l’égard du coq. La fille larmoyante a fini par comprendre le mal qu’elle a fait au coq. Elle a décidé de retirer les nouvelles plumes du chapeau pour les rendre au pauvre animal. Malheureusement, elle a découvert que ce n’est plus possible. Larmoyante, elle s’est dirigée vers sa mère pour lui dire : maman, j’ai bien compris la leçon. Sa mère lui a dit : « Tu vois que ce n’est pas facile de voir quelqu’un plus fort que toi te retirer quelque chose qui t’appartient ? »
L’enfant a alors reconnu le mal qu’elle a fait au coq en lui volant ses plumes juste pour embellir son chapeau. C’est à partir de ce moment que la jeune fille a appris à respecter les autres créatures plus faibles et moins fortes.
Fin




