Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires qui ont été héritées d’une génération à l’autre. Evidemment, chaque génération a ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
Il était une fois une famille de lapin qui vivait dans la joie et sans problèmes. Le père « Lapino » et son épouse « Lapina » menait une vie calme et paisible avec leur unique enfant « Lapini ». Ils le couvaient d’amour, de soin et de gentillesse. Le jeune « Lapini » était aimé de ses voisins, de tout le monde et tous voyaient en lui l’enfant idéal. Son meilleur ami était le petit « Tortua ». Mais, Lapini n’était pas content que son ami soit lent et n’agisse pas rapidement. Puis, un jour, il rencontre le jeune Renardeau, mais la maman de Lapini lui interdit de continuer cette amitié.
Lapini n’était pas du tout content, ni d’ailleurs convaincu par les conseils de sa maman. Pour lui, il n’était pas possible de couper les ponts avec Renardeau.
En ce même jour, Renardeau est rentré chez lui pour annoncer la nouvelle de la rencontre de Lapini à ses parents. A table, la famille Renardeau parlait de leur bataille et prouesse. Le père a dit à son jeune enfant : « Ecoute, Renardeau, tant que tu n’as pas pu avoir une proie, une victime autour de laquelle tu tisses tes filets, tu ne réussiras pas à avoir ta place dans notre société ».
Renardeau avait l’intention de parler à ses parents de Lapini, mais il a décidé de rester muet. En une seconde, il s’est demandé « Lapini » n’est pas réellement mon ami, je viens de le rencontrer et n’est-ce pas le plus important c’est de trouver sa place au milieu de sa société ? »
Dans son lit, Renardeau ne savait pas dormir tellement il réfléchissait. Puis, il s’est dit : « A quoi réfléchir, après tout, peut-être que je ne rencontrerai jamais Lapini ».
Le matin, l’esprit calculateur de Renardeau s’est attisé : avoir une proie n’est pas facile, cela nécessite des calculs et de l’intelligence. Il s’est dit : « Cela nécessite parfois des années, car je n’ai ni assez d’intelligence, ni assez de ruse. Je vais devoir attendre longtemps pour acquérir cette expérience ».
Alors, il a fini par être convaincu de raccourcir le temps. Lapini est trop innocent, il incarne la candeur, et la naïveté, pourquoi ne pas sauter sur l’occasion et l’exploiter ? Pour cela, il faudra bien évidemment un stratagème.
A suivre





