Chacun de nous se rappelle les histoires de sa grand-mère. Des histoires qui ont été héritées d’une génération à l’autre. Evidemment, chaque génération a ajouté sa propre sauce et a permis aux autres d’en goûter une nouvelle saveur. Les histoires de grand-mère cherchent à rappeler aux adultes ces doux moments passés à l’ombre des persiennes à écouter les histoires de nos aïeuls à l’âge de l’innocence.
Il était une fois une famille de lapin qui vivait dans la joie et sans problèmes. Le père « Lapino » et son épouse « Lapina » menait une vie calme et paisible avec leur unique enfant « Lapini ». Ils le couvaient d’amour, de soin et de gentillesse. Le jeune « Lapini » était aimé de ses voisins, de tout le monde et tous voyaient en lui l’enfant idéal. Son meilleur ami était le petit « Tortua ». Mais, Lapini n’était pas content que son ami soit lent et n’agisse pas rapidement. Puis, un jour, il rencontre le jeune Renardeau, mais la maman de Lapini lui interdit de continuer cette amitié.
Renardeau lui qui était au début content d’avoir fait la connaissance de Lapini juste pour jouer, décida de changer de stratégie. Il s’est dit : pourquoi ne pas faire de Lapini sa première proie, sa première victime pour faire son premier pas dans le monde des adultes et se trouver une place importante dans sa société. Il savait bien que Lapini était extrêmement gentil, innocent et naïf. Et, il comptait s’en servir.
Pendant plusieurs jours, Lapini n’apparaissait pas dans la forêt. Sa maman le surveillait bien et voulait s’assurer qu’il n’était pas en train d’agir à sa tête. Renardeau a remarqué cela et a décidé de prendre la première initiative de visiter Lapini, mais il fallait bien que nul ne s’en rende compte pour éviter que son stratagème tombe à l’eau.
Il a décidé de choisir un jour de brouillard où il pourrait se faufiler près de la maison de Lapini sans trop attirer les regards. Il pourrait se couvrir de la peau d’agneau dont il disposait. C’était un héritage familial que lui avait laissé son arrière-grand-père. Finalement, le Jour J arriva. Ce fut un matin d’hiver froid, glacial et le brouillard couvrait la forêt entièrement ainsi que le village de Lapini. Par coïncidence, la maman de Lapini a dû quitter la maison ce jour-là pour se rendre chez ses parents. En effet, les grands-parents de Lapini étaient vieux et parfois avaient besoin de soin.
Avant de partir, Lapina a bien conseillé son fils de ne pas sortir de la maison pour éviter de tomber malade ainsi que de se protéger contre les périls et le froid. Elle lui a également interdit formellement d’ouvrir la porte, même pour recevoir des amis ou des voisins. La consigne était vraiment très claire.
A suivre





