Des examens nouveaux des fresques de la vallée des Rois montrent que les peintres de la XIXe dynastie savaient s’affranchir des règles conventionnelles, a indiqué Le Figaro.
Sur le portrait de Ramsès II, la position du sceptre avait été subtilement modifiée, il y a plus de 3000 ans: l’imagerie scientifique a révélé des retouches artistiques jusqu’ici invisibles sur des œuvres de l’Égypte antique, signe que les peintres de l’époque savaient s’affranchir des règles de l’art. Depuis le XIXe siècle, l’égyptologie considère l’art pharaonique comme très conventionnel, répondant à des codes stéréotypés contraignants, rappelle une étude parue mercredi dans PLOS One, la revue américaine de la Public Library of Science. Les artisans peintres qui œuvraient dans les chapelles funéraires «n’échappent pas à ces préjugés», selon lesquels ils se seraient contentés de transférer sur les parois des murs des motifs prédéfinis, relèvent les auteurs. Mais en explorant les peintures des tombes de la vallée des Rois, les scientifiques ont découvert des traces d’une inventivité jusqu’ici insoupçonnée. Notamment dans le tombeau du prêtre Nakhtamon, orné d’une représentation de Ramsès II peinte vers 1200 ans avant notre ère. Le pharaon y est dépeint de profil, portant coiffe et collier, muni d’un sceptre royal. Derrière l’image visible, se cache une toute autre composition, révélée par de nouvelles techniques d’imagerie et d’analyse chimique portatives, qui permettent d’étudier les œuvres sur place, sans les détériorer.





