« En Méditerranée, on compte en moyenne 39 macrodéchets flottants par km² », précise Olivia Gérigny, chercheuse en environnement marin au centre Ifremer de Méditerranée. Dans les zones les plus touchées, on peut atteindre des densités dépassant le millier de déchets par kilomètre carré. »
Les déchets flottants ne constituent que la partie émergée de l’iceberg, car une partie vient ensuite s’échouer sur le fond et forme une pollution plus discrète “Les grands fonds constituent des zones d’accumulation importantes dans lesquels les déchets sont piégés avec des densités parfois importantes, explique Olivia Gérigny selon le sitefrancebleu.fr
Sur le long terme, de nombreux déchets marins se dégradent lentement en particules fines, pour l’essentiel des microplastiques de moins de 5 millimètres. La densité de microdéchets est également particulièrement élevée en Méditerranée, avec en moyenne 88 164 micro-déchets par km².
Des mesures sont adoptées dans la lutte contre les déchets, comme la Directive européenne relative aux plastiques à usage unique en 2021, mais il faudra probablement attendre encore plusieurs années pour être en mesure d’en vérifier l’efficacité à long terme.





