« Dokkan zaman », une manifestation inédite et authentique

C’est une plasticienne dont les lignes parlaient de son talent. Elle s’est inspirée de notre identité et de notre patrimoine pour donner naissance à ses créations. Douée dès son petit âge, elle choisissait de dessiner pendant son temps de loisirs pour s’évader dans un monde plus vaste. Lorsque ses petits doigts touchaient son crayon et remplissaient les marges des pages de son manuel avec de gribouillis incompréhensibles, c’était le signe de la naissance d’une artiste unique et hors pair. C’est une artiste qui n’a pas voulu céder à la dépression, une période difficile dans sa vie, elle a su bien transformer ses souffrances et ses peines en espoir et défis. D’ici commence son histoire.

Elle a commencé dès l’âge de 7 ans à faire entrer l’art dans sa vie¸ Iman Kotb, diplômée de la Faculté des Lettres, département des bibliothèques et de l’information, membre du Syndicat des artistes, après avoir perfectionné son talent avec des études libres en critique d’art à l’Académie des arts. Voulant ainsi renforcer son talent avec les études pour ne pas être seulement un loisir pourtant une étude bien fondée. Iman s’est exprimée exclusivement au « Le Progrès Egyptien », elle a déclaré : Après avoir obtenu mon diplôme de la Faculté des Lettres, j’ai commencé mes études d’art auprès de grands artistes et d’ateliers d’art, et j’ai rejoint la Faculté des beaux-arts, département des études libres, puis j’ai étudié le sujet de l’appréciation artistique au sein de l’académie, tout cela a affiné mon talent.
Elle a pu présenter ses tableaux artistiques dans les plus grandes salles d’exposition du quartier de Zamalek, l’Opéra, la Bibliothèque d’Alexandrie. Au bout d’un moment, elle a décidé d’intégrer les beaux-arts à une pensée plus consumériste, avec l’objectif de chercher à la diffuser au plus haut niveau de plus d’une manière et d’un lieu. En plus de contribuer à diffuser la culture de l’acquisition d’œuvres d’art à des prix abordables. Voulant ainsi contribuer à améliorer le goût du public, à établir notre identité égyptienne et à nous éloigner des autres identités par lesquelles nous avons été influencés récemment.
Le début était en 2015. Elle fait de Dokkan Zaman, son nouveau cadre de vie. Elle y trouve l’atelier et la mise en lumière différente de son art qu’elle recherche. Iman sort de la feuille pour jouer avec le volume et l’espace. Situé au centre-ville, là-bas, Iman peint sur des verres en porcelaine, des sacs en cuir et des boucles d’oreille. Elle voulait que l’art soit accessible à tout le monde et non seulement dans les salles d’exposition. La porcelaine devient sous ses doigts des tableaux artistiques éblouissants.



Le hand made ou le travail fait main lui a offert également un moyen de transposer ses dessins sur des objets bien connus de notre quotidien, comme des sacs en cuir, des verres en porcelaine, des médailles et des boucles d’oreille. Avec chaque demande de ses clients, elle commence à pratiquer une nouvelle technique.
Elle a choisi des couleurs chaudes pour que le client sente la gaieté en buvant son café le matin ou en tenant un sac qui refléte bien son caractère. Iman a poursuivi : “Je travaille sur une variété de matériaux, tels que le cuir naturel, le tissu, les tasses et les assiettes en porcelaine, et aussi d’une multitude de couleurs. Pour s’assurer de la qualité des dessins, elle veille à ce que les couleurs soient fixées avec un fixateur dans quelques cas.”
« Dokkan zaman » avait un impact positif sur la réalisation de mon objectif, celui de diffuser les caractéristiques de notre héritage égyptien sur les produits que je peins. » Beaucoup de touristes en Égypte m’ont aidé à diffuser mon travail en les acquérant, et cela m’a permis d’aborder les marchés étrangers et de leur faire découvrir les particularités de notre patrimoine ancien et multiple ».


Iman se dit aussi influencée par la beauté du patrimoine méridional et veut l’inculquer dans les esprits, qu’il soit nubien, égyptien ou africain, car il est riche de couleurs gaies et de motifs “décoratifs” dont elle s’inspire de jolies idées avec facilité pour ses œuvres.
« J’ai participé à de nombreuses expositions, environ 50 expositions d’art plastique dont la plus célèbre était celle de Torathna et j’ai également participé à deux expositions internationales, la première aux Emirats et l’autre à Rome.» a-t-elle mentionné
Les portraits sont les peintures qui attirent énormément notre artiste car elle considère que les visages sont les portails de l’âme et expriment bien les sentiments camouflés au sein de nos cœurs.
Bien sûr n’importe quelle personne qui commence un nouvel projet affronte des difficultés. Pour Iman, les difficultés résidaient dans la hausse des prix de produits qu’elle utilisait dans son travail, le marketing mais elle a pu affronter tout cela avec détermination. C’est l’occasion alors de contempler ses œuvres.






