Clin d’œil
Par : Samir Abdel Ghany

Mahitab Orabi est une plasticienne prometteuse, elle est directrice dans une banque. Ce qui m’a le plus incité à avoir une interview avec elle pour savoir comment l’imagination peut-elle jouer un rôle dans la vie de quelqu’un qui est connecté aux chiffres et aux calcules ?
Pourtant, on pourrait la voir aux vernissages d’expositions, d’ateliers de beaux-arts et de séminaires tournant autour du monde des artistes. Son esprit flâne dans les musées en Egypte et dans chaque endroit qu’elle visite dans le monde. Elle adore voyager et a un souvenir dans chaque pays. Elle dessine des sentiments et exprime les émotions de l’âme humaine avec une habileté enviée par les psychiatres les plus célèbres du monde. Influencée par plus d’une école d’art, quand elle dessine, elle jette tous les chiffres et les zéros et navigue dans la mer de couleurs à la recherche de sa propre perle. Dans ses lignes, nous allons découvrir ses secrets, ses rêves et ses peintures.

Dès son enfance, elle aimait l’art, le dessin était l’un des passe-temps préférés de son cœur. Mais les responsabilités et les préoccupations de la vie l’ont éloigné de l’art pour presque 12 ans. Ensuite, elle a décidé de développer ses talents avec des cours et des ateliers sous les mains de professeurs spécialisés.
« J’ai commencé par les bases de l’art réaliste, puis j’ai fréquenté diverses écoles d’art. J’ai également participé à un grand nombre d’expositions collectives en Égypte et à l’étranger et j’ai organisé ma première exposition personnelle en décembre 2017 à l’Opéra du Caire. Cette exposition fut l’un des jours les plus heureux de ma vie. Dès ce jour, j’avais comme mission dans la vie de répandre la beauté et de rejeter la laideur. » Explique Mahitab
Elle se considère chanceuse du grand soutien et des encouragements d’un grand nombre de grands artistes. Mais je ne peux m’empêcher de mentionner le nom de mon ami et mon professeur, le grand artiste Waguih Yassa, car son soutien continu mérite mes remerciements et ma gratitude. Il a une grande capacité à motiver et encourager les amateurs d’art et les étudiants.
Quant aux écoles qui ont influencé le talent de Mahitab, elle déclare être fan de Monet et de Renoir de l’école des Influenceurs. Elle aime aussi beaucoup les œuvres de Van Gogh et aussi l’école expressionniste en général. Cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas aussi des œuvres préférées de diverses autres écoles ou d’un mélange d’écoles réunies dans un tableau. Mais selon son avis, l’art ne se limite pas à des écoles spécifiques : la liberté, le sentiment et la créativité sont les caractéristiques les plus importantes qui distinguent le travail artistique et l’artiste.



« Quant aux artistes égyptiens, ils sont également très nombreux. Depuis l’époque des pionniers, je voudrais en citer quelques-uns, au premier rang desquels Mahmoud Saeed, Seif et Adham Wanly, le créateur Hassan Soleimane et le grand critique d’art et artiste Bikar. J’aime beaucoup les œuvres de Taheya Halim et Bikar », renchérit-elle.
J’aime aussi beaucoup les peintures de Zainab Al-Sajini et la chaleur des sentiments dégagée dans ses peintures. J’aime aussi les œuvres du regretté artiste Omar Al-Najdi.
Quant aux artistes contemporains, je voudrais commencer par le grand artiste créateur, Georges Al-Bahgouri et les œuvres du grand artiste Muhammad Abla. J’ai eu la chance de collaborer avec eux.
Si nous parlons des sujets de ses peintures, ils varient en fonction des circonstances qui l’entourent et de son état psychologique.

Parfois, elle se trouve dans un lieu inspirant où une scène particulière attire son attention. Il peut s’agir d’un paysage naturel, d’une expression d’une personne en particulier ou de mouvements qui expriment certains sentiments. Elle enregistre alors ces photos et ses scènes dans sa mémoire et son esprit pour les utiliser comme matériel d’un tableau plus tard. Et d’autres fois, elle commence sans aucune planification et se laisse guider, par son pinceau qui détermine ce qu’elle va dessiner.

Quant aux œuvres les plus proches de son cœur, elle voit qu’elles ne sont pas de la même qualité artistiquement. Elle voit qu’il n’est pas nécessaire que les œuvres qui sont les plus fortes artistiquement soient celles qui lui sont les plus chères. Parfois, des œuvres qu’elle aime enregistrent certains sentiments et sensations au sein de moi.
Ses futurs rêves n’ont plus de limites. Elle souhaite préparer une deuxième exposition individuelle dans un avenir proche mais également, elle espère continuer à participer à des expositions conjointes locales et internationales. Quant au sujet de l’exposition, il y a de nombreux sujets qu’elle aimerait aborder, notamment la région de la Nubie et ses habitants. Malgré les nombreux sujets abordés, elle voit quand même qu’il est très riche et peut être présentée sous différentes autres formes.
Elle aime aussi aborder des sujets qui impliquent des relations humaines et des sentiments. Elle aime surtout dessiner les gens et s’enfoncer au fond d’eux.
‘ ‘J’aime voir avec mes yeux amoureux de la vie et enregistrer tous les détails étonnants. J’adore aussi le mouvement et la liberté. Chaque tableau, même si j’enregistre les traits des autres, est une partie de moi et de mes sentiments et sensations. Mes peintures, sont moi et me reflète’’. A-t-elle conclu






