La vice-présidente américaine Kamala Harris, le Premier ministre chinois Li Qiang et le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov se sont réunis hier jeudi à Jakarta au sommet de l’Asie de l’Est, une occasion rare pour les nations rivales d’avoir des échanges diplomatiques, rapporte l’AFP. La réunion de 18 pays organisée dans la capitale indonésienne a placé autour de la même table les hauts responsables de Washington et Pékin, un jour après que le Premier ministre Li Qiang a averti que les grandes puissances devaient contenir leurs différends pour éviter une “nouvelle Guerre froide”. Les contacts entre les responsables des deux plus grandes économies mondiales seront étroitement surveillés dans un contexte de tensions sur des questions allant de Taïwan aux relations avec Moscou en passant par la rivalité dans le Pacifique, quelques jours avant le sommet du G20 à New Delhi.
“Pour maintenir ces différends sous contrôle, ce qui est essentiel à présent est de ne pas choisir un camp, de s’opposer à la confrontation entre blocs, et d’empêcher une nouvelle Guerre froide”, a déclaré mardi M. Li aux dirigeants de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean).
Kamala Harris a tenu des entretiens séparés avec les dirigeants d’Asie du Sud-Est sur “l’importance de faire respecter le droit international en mer de Chine méridionale”, selon un communiqué. Le sommet d’hier jeudi était aussi la première occasion pour de hauts responsables américain et russe de se rencontrer, près de deux mois après une précédente réunion de l’Asean tendue en juillet à Jakarta lors de laquelle les Occidentaux avaient demandé des comptes à Sergueï Lavrov sur l’invasion de l’Ukraine. Se sont joints à eux le Premier ministre indien Narendra Modi, le Premier ministre japonais Fumio Kishida, le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, le Canadien Justin Trudeau et le Premier ministre australien Anthony Albanese, ainsi que les dirigeants de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean).
Même si le sommet de l’Asie de l’Est rassemblait des acteurs majeurs, sa capacité à résoudre des différends régionaux et mondiaux est cependant limitée, estimaient les experts.





