La chambre égyptienne des représentants a exprimé son vif mécontentement vis-à-vis de la résolution du Parlement européen prise le 5 octobre courant sur l’état des droits de l’Homme en Egypte et notamment la situation de Hécham Qassem et qui s’inscrit dans la continuité de ses tentatives injustifiées et désespérées de se poser en instance d’évaluation, d’orientation, habilitée à demander des comptes en dehors des frontières de ces membres, faisant fi des chartes internationales qui condamnent toute ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain. La chambre des représentants a dit rejeter cette résolution qui manque de crédibilité et de partialité et qui bien qu’elle soit “mort-née” le conseil, partant de son rôle, de conscience de la nation a tenu à faire la vérité sur certains points et à mettre les choses dans leur contexte.
Concernant le prénommé Hécham Qassem et la demande de sa remise en liberté immédiate et inconditionnée et d’abandonner les charges à son encontre, Nous tenons à souligner que ce dernier est poursuivi pour injure et diffamation contre l’une des figures de l’opposition M. Kamal Abou Aita et que certaines forces politiques et des militants des droits de l’homme se sont interposées pour régler le conflit, cette tentative a été rejetée par l’intéressé. Qassem est également accusé d’agression d’employés publics, durant l’exercice de leurs fonctions… des mesures ont donc été prises à son égard en vertu du code pénal égyptien, d’autant plus que la mention de sa libération dans la résolution en question est une atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire, tant demandée par le Parlement européen, ce qui reflète une politique de deux poids deux mesures et constitue une tentative inadmissible et reprouvée de faire pression sur la justice égyptienne à la veille de l’examen du recours déposé par l’intéressé contre la peine de prison qu’il a écopée.
Concernant la demande du Parlement européen sur l’importance d’organiser des élections crédibles, libres et intègres en Egypte et d’inciter les autorités à ne pas harceler les figures pacifistes de l’opposition y compris les candidats à la présidentielle, nous soulignons que ces allégations manquent d’objectivité et révèlent l’intention préméditée d’avancer des préjugés négatifs sur le scrutin et que l’autorité nationale des élections (ANE) se tient à égale distance de tous étant l’instance responsable de gérer le processus électoral.
L’ANE n’a pas constaté de violation, de favoritisme ou de désagréments de la part des parties ayant pour mission de mettre en œuvre ses décisions relatives au processus électoral, et a mis sur pied une commission de réception des plaintes liées à la présidentielle 2024. S’agissant de la demande de libération immédiate de prisonniers qui seraient détenus arbitrairement, qualifiés de “prisonniers politiques, dans ladite résolution dont Alaa Abdel Fattah, cela est totalement inacceptable car portant atteinte à la magistrature égyptienne et constitue une tentative inadmissible de politiser ses verdicts. Quant aux allégations faisant état dans la résolution de l’arrestation de 73 membres de l’équipe de campagne du candidat potentiel, Ahmed Tantaoui, cette information est contraire à la réalité et n’est qu’un mensonge dans le dessein de déformer l’intégrité du processus électoral, la preuve en est que le candidat lui-même n’a pas révélé les noms de ces soi-disant détenus. La chambre égyptienne des représentants appelle le Parlement européen à concentrer ses efforts sur la situation en Europe où des violations en matière de liberté et de droits sont constatables selon les rapports internationaux, et où l’on trouve dans certains pays des excès commis par la police envers la liberté d’expression et de rassemblement de plus que la discrimination raciale et religieuse et le double standard dans l’accueil des réfugiés et qui s’est traduit par une “culture de bienvenue” pour les réfugiés ukrainiens contrairement à ceux en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique, exposés eux à la violence et au traitement inhumain. La chambre égyptienne des représentants est extrêmement attachée à bâtir des amitiés équilibrées avec les partenaires internationaux y compris le Parlement européen et cela s’est illustré par l’accueil de trois délégations du Parlement européen en 2023 quoique que ces amitiés doivent reposer sur le respect mutuel loin de toute tutelle. La chambre basse du Parlement égyptien déplore les tentatives menées par des parties internationales d’instrumentaliser le dossier des droits de l’Homme pour imposer des agendas ou des diktats à certains pays sous prétexte de les protéger sachant que cela contrevient à la souveraineté de ces Etats et à leur indépendance.





