L’Académie française a élu au premier tour- par 24 voix contre 8- Amin Maalouf au poste de secrétaire perpétuel le jeudi 28 septembre, rapporte la MENA.
L’élection opposait Amin Maalouf à Jean-Christophe Rufin, deux écrivains et amis de longue date. Il succède à Mme Carrère d’Encausse, décédée le 5 août dernier à l’âge de 94 ans, qui a occupé la fonction durant près d’un quart de siècle.
Le nouvel élu est le 33e secrétaire perpétuel depuis 1634 et la fondation de l’Académie française.
Né au Liban dans une famille d’enseignants, Amin Maalouf, lauréat du prix Goncourt en 1993, pour Le Rocher de Tanios, a été élu à l’Académie française, le 23 juin 2011.
Maalouf est né le 25 février 1949 à Beyrouth. Issu de la minorité chrétienne melkite du Liban, Amin Maalouf, rédacteur au quotidien An-Nahar, est contraint de s’exiler en France en 1976, alors que son pays est ravagé par la guerre civile.
Journaliste puis rédacteur en chef de la revue Jeune Afrique, le reporter parcourt alors de nombreux pays afin de couvrir l’actualité. Sa première publication, Les Croisades vues par les Arabes, est un ouvrage historique, mais c’est son roman Léon l’Africain qui le révèle au grand public en 1986. Lauréat du prix Goncourt en 1993 pour Le Rocher de Tanios, sorte de conte à l’oriental, Maalouf rédige le livret de l’opéra Adriana Mater, dont la première a lieu en mars 2006. Il réitère l’exercice avec le livret d’Émilie de Kaija Saariaho, créé à l’Opéra de Luon en 2010. L’auteur y explore les thèmes du pardon, de la guerre, de l’avenir, d’après le site de la FNAC.
L’ensemble de son œuvre interroge les rapports politiques et religieux qu’entretiennent l’Orient et l’Occident, mais aussi les thèmes de l’exil et de l’identité, des sujets traités dans ses différents essais parmi lesquels Les Identités meurtrières paru en 1989 ou Le Dérèglement du monde, publié en 2009.
Observateur et interprète de l’histoire et de son temps, Amin Maalouf parvient, par le biais de sa littérature érudite, à bâtir des ponts entre les hommes et les cultures. Il est élu au premier tour en juin 2011 pour succéder à l’anthropologue Claude Lévi-Strauss à l’Académie Française.



