Le Sénat américain a échoué, mercredi 6 décembre, à s’accorder sur l’octroi d’une grande enveloppe de plus de 106 milliards de dollars (environ 98 milliards d’euros) comprenant des fonds pour l’Ukraine et Israël. L’opposition républicaine a refusé de soutenir ce texte au cœur de tractations très acrimonieuses, réclamant des concessions significatives sur la politique migratoire des États-Unis en échange de leurs voix.
Cet échec est une déconvenue pour Joe Biden, qui avait exhorté quelques heures plus tôt à l’approbation de ces fonds lors d’un discours très solennel.
Leur blocage serait “le plus beau cadeau” offert au président russe Vladimir Poutine, avait-il prévenu, en affirmant que le maître du Kremlin, s’il parvenait à s’emparer de l’Ukraine, “ne s’arrêtera(it) pas là”.
Le président démocrate s’est d’ailleurs dit prêt mercredi à des “compromis importants” sur ce point, afin d’obtenir un soutien des deux chambres au Capitole. Les négociations se poursuivent.
En attendant, Washington a annoncé mercredi une nouvelle aide militaire à Kiev, d’un montant limité de 175 millions de dollars ponctionné sur les réserves de l’exécutif. Le détail inclut des équipements de défense antiaérienne, des missiles et des munitions d’artillerie.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui devait s’adresser aux membres du Congrès en visioconférence mardi mais a annulé son intervention à la dernière minute, est finalement intervenu lors d’une téléconférence entre les dirigeants des pays du G7. Vladimir Poutine compte sur l’”effondrement” du soutien occidental à l’Ukraine, a-t-il affirmé, admettant que l’armée russe avait “augmenté la pression de manière significative” sur le front.





