- L’Egypte prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger sa sécurité hydrique
- L’Egypte ne restera pas les bras croisés face à l’attitude irresponsable de l’Ethiopie
- Rejet clair et ferme de toute mesure unilatérale prise sur le Nil
- L’approvisionnement en eau potable occupe une place centrale dans l’agenda national
Le président Abdel Fattah Al-Sissi a prononcé une allocution enregistrée à l’occasion de la séance inaugurale de la 8e Semaine du Caire de l’eau, lancée, aujourd’hui dimanche, sous le thème “Solutions innovantes pour renforcer la résilience face aux changements climatiques et assurer la durabilité des ressources hydriques”.
Cet événement international rassemble un large éventail de participants, notamment des ministres, des décideurs politiques, des experts internationaux, des représentants d’organisations internationales, du secteur privé, ainsi que des membres de la société civile.
Le président Al-Sissi a souligné la gravité des défis auxquels l’Egypte fait face en matière de gestion de l’eau, ressource vitale dont plus de 100 millions d’habitants dépendent à 98% du Nil, un fleuve dont la source se trouve hors de ses frontières. Il a rappelé que l’approvisionnement en eau potable est au cœur de l’agenda national, en particulier face à la croissance démographique rapide, à la demande accrue et aux menaces climatiques. Le Président a présenté les efforts de l’Egypte pour une gestion intégrée et durable des ressources hydriques, notamment par la réutilisation des eaux agricoles et l’adoption de technologies avancées. Il a insisté sur la nécessité d’une coopération internationale forte, en particulier pour garantir le droit humain fondamental à l’eau potable, comme l’a démontré l’inscription de ce sujet dans les conférences mondiales sur le climat, dont le COP27.
Fervent défenseur de la solidarité africaine, le président Al-Sissi a détaillé les initiatives égyptiennes en soutien aux pays du bassin du Nil, notamment à travers des projets d’accès à l’eau et de formation des cadres africains. Sur le plan juridique et politique, il a affirmé que les fleuves internationaux doivent être des ponts de coopération et non des frontières de division, rejetant fermement toute mesure unilatérale sur le Nil qui menace les intérêts des pays riverains et compromet la justice et la stabilité régionales. Concernant le barrage éthiopien, le Président a rappelé les quatorze années de négociations diplomatiques patientes menées par l’Egypte, visant un accord légal contraignant équilibrant droits et devoirs, avec des propositions techniques adaptées aux besoins éthiopiens tout en protégeant les intérêts des pays en aval. Il a dénoncé le manque de volonté politique d’Addis-Abeba et son obstination à imposer un fait accompli.
le président Al-Sissi a averti que la mise en service récente du barrage a confirmé la nécessité d’un cadre réglementaire strict, suite à une gestion chaotique entraînant des flux irréguliers et des dommages aux pays en aval. Enfin, il a affirmé avec force que la diplomatie et le recours aux institutions internationales ne traduisent ni faiblesse ni recul, mais la maturité d’une vision pragmatique et responsable. Et le Président de marteler : “Cependant, l’Egypte ne restera pas passive, ni les bras croisés, face à cette attitude irresponsable de l’Ethiopie et prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre ses intérêts et assurer sa sécurité hydrique”.





