La mission archéologique égyptienne relevant du Conseil suprême des antiquités, opérant sur le site d’« Al-Qariya bi-Al-Duweir » dans le centre de Tama, dans le gouvernorat de Sohag, a mis au jour les vestiges d’un complexe résidentiel monastique complet datant de l’époque byzantine. Cette découverte s’inscrit dans le cadre des fouilles archéologiques en cours sur le site, où ont été révélés les restes de bâtiments construits en briques crues.


Le ministre du Tourisme et des Antiquités, M. Sherif Fathy, a indiqué que cette découverte illustre la richesse et la diversité du patrimoine civilisationnel égyptien à travers les différentes époques. Il a précisé que ce type de découvertes soutient les efforts du ministère pour développer le tourisme culturel et mettre en lumière des sites archéologiques non conventionnels, contribuant ainsi à attirer davantage de visiteurs et de chercheurs intéressés par l’histoire des civilisations et des religions.
De son côté, le Dr Mohamed Ismaïl Khaled, Secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, a insisté sur l’importance de cette découverte, qui apporte de nouvelles informations permettant de mieux comprendre la nature de la vie monastique en Haute-Égypte durant l’époque byzantine. Il a indiqué que les résultats des fouilles révèlent un mode d’implantation et de vie organisé à l’intérieur des bâtiments découverts, suggérant qu’il s’agissait des habitations d’une communauté monastique intégrée ayant vécu sur le site à cette période.

Dans le même contexte, M. Mohamed Abdel-Badie, chef du secteur des antiquités égyptiennes au Conseil suprême des antiquités, a expliqué que la mission a réussi à mettre au jour les vestiges de bâtiments de forme rectangulaire, construits en briques crues et orientés d’ouest en est, avec des dimensions variables allant d’environ 8 × 7 mètres à 14 × 8 mètres. Ces bâtiments comprennent des salles rectangulaires, dont certaines comportent des espaces assimilables à des absides ou niches de prière, ainsi que plusieurs petites pièces aux plafonds voûtés, probablement utilisées comme cellules et lieux de dévotion pour les moines.
Il a ajouté que les murs des bâtiments conservent des traces de couches d’enduit, avec la présence de niches et d’ouvertures murales, tandis que les sols étaient constitués d’une couche de mortier. Certains bâtiments se distinguent par la présence de cours situées au sud, où se trouvaient les entrées, ainsi que par des vestiges de petites constructions circulaires, probablement utilisées comme réfectoires destinés aux moines.
Dr Mohamed Naguib, directeur général des Antiquités de Sohag, a indiqué que les fouilles ont également permis de découvrir les vestiges de structures sous forme de bassins construits en briques rouges et en calcaire, recouverts d’une couche de mortier rouge, vraisemblablement utilisés pour le stockage de l’eau ou pour certaines activités industrielles liées à la nature du site. Les archéologues ont également mis au jour les restes d’un bâtiment en briques crues, orienté d’est en ouest et mesurant environ 14 × 10 mètres, qui serait une église principale desservant le complexe monastique. Celle-ci se compose de trois parties : la nef, le chœur et le sanctuaire. Des vestiges de piliers en briques crues ont été découverts dans la nef, indiquant qu’elle était couverte d’une coupole centrale, tandis que le sanctuaire, situé au centre du côté est, présente une forme semi-circulaire, flanquée de deux chambres latérales.
Enfin, M. Walid El-Sayed, chef de la mission archéologique, a précisé que plusieurs objets archéologiques ont été découverts sur le site, notamment des amphores utilisées pour le stockage, dont certaines portent des inscriptions pouvant être des lettres, des chiffres ou des noms gravés sur leurs anses, ainsi qu’un ensemble d’ostraca comportant des inscriptions en langue copte. Ont également été retrouvés divers outils de la vie quotidienne, des fragments de pierre représentant des éléments architecturaux, ainsi que des parties de plaques en calcaire gravées d’inscriptions en écriture copte.




