Le chef de la police iranienne a lancé lundi un ultimatum de trois jours aux personnes impliquées dans ce qu’il a qualifié “d’émeutes” pour se livrer aux autorités, après l’écrasement meurtrier d’un vaste mouvement de contestation, selon l’AFP.
Déclenchée le 28 décembre par des protestations contre le coût de la vie, la mobilisation a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979, avant une répression violente qui, selon des ONG, a fait des milliers de morts.
“Les jeunes qui se sont retrouvés involontairement impliqués dans les émeutes sont considérés comme des personnes trompées, et non comme des soldats ennemis”, a affirmé le chef de la police, Ahmad-Reza Radan sur la télévision d’Etat.
Il a donné aux intéressés “au maximum trois jours” pour se livrer, leur assurant qu’ils seraient alors traités avec “plus de clémence”.
Les chefs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays ont pour leur part affirmé qu’ils “punir(aient) de manière décisive” les instigateurs des “incidents terroristes”, dans un communiqué commun publié par la télévision d’Etat.





