La République arabe d’Égypte condamne avec la plus grande fermeté la décision émanant du gouvernement israélien de reprendre les procédures d’enregistrement et de régularisation foncière sur de vastes zones de la Cisjordanie occupée, pour la première fois depuis 1967. Cette mesure constitue une escalade dangereuse visant à consacrer le contrôle israélien sur les territoires palestiniens occupés et à saper les droits légitimes du peuple palestinien.
L’Égypte souligne que ces actions représentent une violation flagrante des dispositions du droit international et du droit international humanitaire, notamment de la Quatrième Convention de Genève et des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, en particulier la résolution 2334. Elles contreviennent également à l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice concernant les conséquences juridiques des politiques et pratiques israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, lequel a affirmé l’illégalité des mesures visant à modifier le statut juridique, historique et démographique des territoires palestiniens occupés, l’obligation de mettre fin à l’occupation et l’interdiction de l’acquisition de territoires par la force.
Cette décision constitue une nouvelle tentative d’imposer une réalité juridique et administrative consacrant le contrôle sur les terres occupées, ce qui compromet la solution à deux États, réduit les perspectives d’établissement d’un État palestinien indépendant et viable, et menace les chances d’une paix juste et globale dans la région.
La République arabe d’Égypte réaffirme son rejet total de toutes les mesures unilatérales visant à modifier le statut juridique et historique des territoires palestiniens occupés. Elle souligne que ces politiques représentent une dangereuse escalade susceptible d’accroître les tensions et l’instabilité dans les territoires palestiniens et dans la région.
L’Égypte appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités, à prendre des mesures claires pour mettre fin à ces violations, à garantir le respect des règles du droit international et à protéger les droits du peuple palestinien, en premier lieu son droit à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.





