“L’histoire se répète” : une expression qui résume parfaitement la situation actuelle de l’actrice Yasmin Abdel Aziz. Suite à la diffusion des premiers épisodes de sa nouvelle série, «Nous oublions ce qui était», elle s’est retrouvée face à une vague de critiques sur les réseaux sociaux. Ces critiques portaient principalement sur ce que certains ont qualifié de jeu «exagéré», notamment dans les scènes de cris et d’émotions intenses. Des extraits de la série, montrant Yasmin dans des moments de tension extrême, ont circulé en ligne, suscitant un débat entre ses partisans, qui y voyaient une véritable immersion dans le personnage, et ses détracteurs, qui estimaient que les « voix fortes » n’étaient plus acceptables pour un public de plus en plus sensible aux nuances subtiles du jeu d’acteur. Cette controverse rappelle un incident récent impliquant l’actrice Elham Shaheen dans la série « Sayed El Nas », qui avait fait l’objet de critiques similaires concernant l’intensité de son jeu. Cela témoigne clairement d’une évolution des goûts d’une partie du public, qui privilégie désormais des performances plus calmes et plus sobres aux démonstrations d’émotion exubérantes. Malgré la large base de fans de Yasmin Abdel Aziz, qui s’est rapidement mobilisée pour la défendre, certains critiques n’ont pas hésité à la prendre à partie. Parmi eux, Gamal Abdel Qader, qui a critiqué sur son compte son recours excessif aux expressions faciales exagérées et à une voix forte, arguant que les séries télévisées exigent une plus grande capacité à incarner un personnage pendant une période prolongée, et qu’un acteur qui joue son propre rôle nuit à la conviction dramatique. Le critique Khaled Ashour a également perçu la performance de Yasmin comme un « retour en arrière », signe selon lui d’un déclin artistique, et l’a exhortée à revenir aux rôles comiques auxquels le public est habitué. À l’inverse, des voix se sont élevées pour la soutenir, notamment une page Facebook populaire dédiée à la critique artistique, qui a défendu sa performance, citant la célèbre école d’art dramatique de Stella Adler, selon laquelle le problème ne réside pas dans l’exagération de l’acteur, mais plutôt dans sa performance insuffisante. La page a jugé les émotions de Yasmine cohérentes avec la nature d’un personnage psychologiquement perturbé, et a estimé que ses cris n’étaient pas une démonstration de force, mais plutôt le reflet d’un effondrement intérieur. Les observateurs pensent qu’une partie de l’intensité des critiques découle de l’image établie de Yasmine en tant que « star de la comédie ». Lorsqu’elle a décidé d’explorer un registre plus dramatique, ce changement a semblé choquant pour certains, tandis que ses partisans voient en elle une tentative de se libérer des conventions et de présenter une autre facette d’elle-même, même si cela engendre une vive controverse. La série est écrite par Amr Mahmoud Yassin et réalisée par Mohamed El-Khabiri, avec Karim Fahmy, Sherine Reda, Khaled Sarhan et Menna Fadali.





