Longtemps diabolisé, le fromage est souvent perçu comme un aliment incompatible avec un taux de cholestérol élevé notamment au sohour du Ramadan.Pourtant, s’il est vrai qu’il contient des graisses saturées, il reste une source précieuse de calcium, de protéines et de phosphore. La clé réside donc dans la modération et le choix des variétés adaptées, selon charentelibre.fr.Le cholestérol, composant essentiel de l’organisme, joue un rôle central dans la production des hormones, de la vitamine D et des acides biliaires. Mais lorsqu’il est en excès, notamment sous sa forme LDL (»mauvais cholestérol »), il favorise l’accumulation de dépôts dans les artères et augmente le risque d’athérosclérose, d’infarctus et d’AVC. À l’inverse, le HDL (»bon cholestérol ») aide à éliminer cet excédent en le transportant vers le foie.Contrairement aux idées reçues, les personnes présentant un taux élevé de LDL n’ont pas besoin d’éliminer complètement le fromage de leur alimentation. Il ne s’agit pas d’interdire, mais de limiter et de privilégier les fromages les moins gras. Certains, en effet, sont plus adaptés que d’autres.Les fromages frais comme la ricotta, le fromage blanc 0 %, le chèvre frais ou encore la cancoillotte affichent une teneur réduite en lipides. À l’inverse, les fromages à pâte dure comme l’emmental, le comté ou le parmesan sont bien plus riches en graisses saturées et doivent être consommés avec parcimonie. Il en va de même pour les pâtes persillées, à l’image du roquefort ou du gorgonzola, et les fromages industriels ultra-transformés.Les fromages végétaux, quant à eux, ne sont pas nécessairement une alternative plus saine. Bien qu’ils ne contiennent pas de cholestérol, ils intègrent souvent des huiles de coco ou de palme, très riches en acides gras saturés, qui peuvent aggraver le problème.L’enjeu est donc d’intégrer le fromage dans une alimentation équilibrée. Une consommation raisonnable – environ 30 g, quatre fois par semaine – permet d’en conserver les bienfaits sans excès de matières grasses. L’association avec des aliments riches en fibres, comme les légumes, le pain complet ou les céréales, aide à limiter l’absorption du cholestérol. À l’inverse, le trio charcuterie, fromage et pain blanc est à éviter.Au-delà de l’alimentation, d’autres facteurs jouent un rôle déterminant : activité physique, limitation de la sédentarité, réduction de la consommation d’alcool et arrêt du tabac contribuent à maintenir un taux de cholestérol sous contrôle. Et si une prise en charge médicale est nécessaire, des traitements médicamenteux, notamment les statines, peuvent être prescrits. En définitive, le fromage n’est pas un ennemi. Bien choisi et consommé avec modération, il trouve toute sa place dans une alimentation équilibrée, même pour ceux qui doivent surveiller leur cholestérol.





