Al-Sissi : “L’Égypte rejette l’escalade et se prépare à tous les scénarios”
Le président Abdel Fattah al-Sissi, président de la République et commandant suprême des forces armées, a assisté au banquet annuel d’iftar organisé par les forces armées à l’occasion de la commémoration des victoires du 10 Ramadan.
La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du Premier ministre Moustafa Madbouli, du pape Tawadros II, ainsi que de hauts responsables civils et militaires, de ministres, de gouverneurs, de parlementaires et d’étudiants de l’Académie militaire égyptienne.
Selon le porte-parole de la Présidence, le chef de l’État a prononcé une allocution dans laquelle il a abordé la crise régionale actuelle et la guerre en cours dans la région.
Le président a affirmé que l’Égypte avait œuvré, au cours des derniers mois, avec sincérité et clairvoyance, pour éviter l’escalade en rapprochant les points de vue et en menant une médiation entre les États-Unis et l’Iran en vue de parvenir à un accord. Il a souligné que les guerres ont toujours des répercussions négatives, tant pour les pays directement concernés que pour leurs voisins, en particulier à la lumière de l’évolution des moyens de combat.
Il a mis en garde contre les conséquences des erreurs d’appréciation, rappelant que les répercussions des conflits affectent les équilibres régionaux à plusieurs niveaux, au-delà de leur dimension humanitaire. Au cours des deux derniers jours, a-t-il précisé, des développements rapides et majeurs ont eu lieu, tandis que l’Égypte réaffirme son attachement à la désescalade et à l’arrêt des hostilités, même si les perspectives demeurent incertaines.
Le président a indiqué avoir échangé avec les dirigeants des pays du Golfe et d’autres États arabes concernés afin de réaffirmer le rejet de toute agression contre les États et de souligner le soutien de l’Égypte à ses partenaires face aux crises.
Il a également alerté sur les risques liés à une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz et à ses répercussions sur le trafic du canal de Suez, rappelant que l’Égypte subit déjà des pertes économiques depuis le 7 octobre en raison du ralentissement du trafic maritime. Une fermeture du détroit aurait, selon lui, des conséquences sur les flux pétroliers et les prix mondiaux de l’énergie.
Le chef de l’État a assuré que le gouvernement étudie tous les scénarios possibles et a adressé un message de rassurance à l’opinion publique intérieure, affirmant que les réserves nécessaires ont été constituées, tout en reconnaissant que la durée de la crise reste inconnue.
Évoquant les difficultés successives auxquelles le pays est confronté depuis 2020 — la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine, la guerre à Gaza puis la crise actuelle avec l’Iran — le président a insisté sur l’importance de l’unité nationale, de la cohésion et de la stabilité comme fondements essentiels de la résilience de l’État égyptien.
Concluant son discours, il a appelé les Égyptiens à rester solidaires et confiants, soulignant que la stabilité de l’Égypte demeure une priorité absolue et que le pays, avec l’aide de Dieu, reste protégé.





