Les tensions diplomatiques se sont fortement accrues entre Chypre et le Royaume-Uni à la suite d’une attaque par drone visant la base aérienne d’Akrotiri.
L’incident a semé la panique parmi les habitants des zones voisines, contraints de fuir par crainte d’une escalade militaire, tandis que Nicosie a vivement critiqué la gestion sécuritaire britannique liée aux bases militaires sur l’île.
Une attaque nocturne qui ravive les inquiétudes
La base d’Akrotiri a été visée, après minuit dimanche, par un drone de type « Shahed ». Les systèmes de défense auraient réussi à intercepter d’autres tentatives de ciblage au cours de la même journée.
Aucune responsabilité officielle n’a été confirmée, bien que des médias locaux aient évoqué un lancement depuis des zones situées au Liban. Il s’agit de la première attaque de ce type depuis un tir de missile dans les années 1980, ravivant les préoccupations sécuritaires dans un contexte de tensions croissantes en Méditerranée orientale et au Moyen-Orient.
Nicosie critique le manque de coordination britannique
Le gouvernement chypriote a imputé au gouvernement britannique une part de responsabilité dans la confusion qui a gagné les habitants proches de la base.
Selon Nicosie, l’absence d’alertes préalables a provoqué un mouvement de panique à l’aube, poussant des familles à quitter leurs domiciles vers des villes voisines comme Limassol ou vers des installations militaires jugées plus sûres.
Le porte-parole du gouvernement chypriote a annoncé le dépôt prochain d’une plainte diplomatique officielle, estimant que les assurances britanniques sur l’usage strictement humanitaire des bases militaires n’étaient « ni claires ni suffisantes ».





