Un entretien téléphonique a eu lieu jeudi entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des expatriés égyptiens, Badr Abdel Aati et la commissaire européenne à la Méditerranée, Mme Dubravka Šević, dans le cadre de la coordination et des consultations en cours visant à renforcer les relations entre l’Égypte et l’Union européenne.
Au cours de cet entretien, Abdel Aati s’est félicité du développement remarquable des relations égypto-européennes, en particulier suite au sommet égypto-européen d’octobre dernier.
Il a souligné que ce sommet avait donné une forte impulsion au processus de coopération conjointe, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des six piliers du partenariat stratégique global.
Il a également insisté sur la nécessité de tirer parti des résultats du sommet et d’œuvrer à un renforcement de la coopération économique, des investissements et du commerce avec l’Union européenne dans divers secteurs.
Le ministre des Affaires étrangères a exprimé son espoir d’un versement rapide de la deuxième tranche du programme d’aide global accordé à l’Égypte, compte tenu des répercussions négatives de l’escalade militaire dans la région sur les prix de l’énergie, la perturbation des voies maritimes et des chaînes d’approvisionnement internationales, la baisse des recettes du canal de Suez et l’impact de tous ces facteurs sur l’économie égyptienne.
Les deux parties ont également échangé leurs points de vue sur le Plan d’action de la Charte méditerranéenne. Le ministre a présenté la vision de l’Égypte concernant la Charte, ainsi qu’un certain nombre de projets et d’initiatives proposés dans ce cadre.
Il a souligné l’importance de renforcer l’intégration entre les pays méditerranéens, de relever les défis communs et de tirer parti des opportunités économiques, sociales et culturelles.
Le ministre a également informé le responsable européen de la position de l’Égypte concernant l’évolution de la situation régionale face à la dangereuse escalade militaire dans la région.
Il a insisté sur la nécessité d’efforts concertés aux niveaux régional et international pour désamorcer les tensions et privilégier les solutions diplomatiques et politiques.
Il a souligné l’importance de recourir au dialogue et à la diplomatie pour contenir la situation, mettant en garde contre les dangers d’une extension du conflit et de la mise à mal de la sécurité et de la stabilité de la région et de l’Union européenne.





