Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Antonio Guterres, a renouvelé son appel à instaurer la paix au Moyen-Orient, à mettre fin à la guerre et à revenir aux négociations.
Ces déclarations ont été faites dans un discours prononcé lors de la cérémonie de remise du Prix international Atatürk pour la paix, qui s’est tenue dans la capitale turque Ankara, selon un communiqué publié par l’ONU.
M. Guterres a déclaré que « la rapidité et l’ampleur des morts et des destructions à Gaza Strip n’ont pas d’équivalent durant toutes mes années en tant que secrétaire général ». Il a ajouté que les Palestiniens continuent de souffrir gravement en raison des restrictions imposées à l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza, parallèlement à l’expansion préoccupante des activités de colonisation en West Bank occupée. Il a souligné que l’accès à l’aide humanitaire doit être sûr, durable et sans entrave.
Il a également affirmé que « l’occupation doit prendre fin, comme l’a confirmé la International Court of Justice », ajoutant que les droits inaliénables du peuple palestinien doivent être garantis, tout comme le respect du droit international et l’obligation de rendre des comptes.
Le secrétaire général a souligné qu’il n’existe aucune alternative viable à la solution à deux États, dans laquelle Israel et State of Palestine vivraient côte à côte dans la paix, la sécurité et la dignité.
Il a ajouté : « Partout dans le monde, on parle beaucoup de paix, mais on en voit très peu. Le droit international continue d’être violé, la politique de la force gagne du terrain et les inégalités s’aggravent. Les technologies modernes, y compris l’Artificial Intelligence, risquent d’accélérer la violence au lieu de la prévenir. Les dépenses militaires augmentent fortement tandis que l’aide vitale diminue de manière alarmante. »
M. Guterres a également souligné que, dans ce contexte, ce sont les civils qui paient le prix le plus lourd, avec l’augmentation du nombre de victimes et la destruction de la vie des populations et de leurs communautés. La crise qui s’aggrave au Moyen-Orient en est, selon lui, un exemple tragique.
Il a enfin averti que les frappes militaires massives menées par les États-Unis et Israël, suivies d’attaques iraniennes contre plusieurs pays — condamnées la veille par le United Nations Security Council — constituent une grave menace pour la paix et la sécurité internationales, aggravant les souffrances des civils et poussant la région au bord de l’effondrement.
Il a conclu en appelant toutes les parties à mettre fin aux hostilités, à respecter le droit international, à protéger les civils et à reprendre immédiatement les négociations.





