Réduire le gaspillage alimentaire répond à des enjeux environnementaux. La production et la consommation alimentaires ont un poids conséquent sur l’environnement. Le secteur agricole n’est pas sans contribution dans les émissions de gaz à effet de serre si l’on prend en compte les activités agricoles et alimentaires (ex: la fabrication des emballages ou le transport de marchandises). Sans parler des volumes considérables d’eau qui ont été nécessaires pour produire ces aliments…
Le gaspillage est le symbole d’une société qui produit énormément de biens et de nourriture, mais n’arrive pas à les répartir équitablement entre ses membres, au point d’en jeter une partie. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à ce jour 690 millions de personnes dans le monde souffrent de la faim.
De plus, chaque repas a un impact carbone, plus ou moins élevé selon les aliments qui le composent. Certains aliments comme le steak de bœuf, ont une forte empreinte carbone. Alors, au moins, mangeons sans jeter.
De récentes études permettent de quantifier les conséquences de la surconsommation alimentaire sur l’environnement, selon La Fourche. L’empreinte écologique se calcule à toutes les étapes de la chaîne alimentaire, avec un gaspillage d’eau et d’énergie durant la production agricole, mais aussi lors du transport, de la transformation et de la gestion des déchets alimentaires.
On constate ainsi que :
• 28% des surfaces agricoles mondiales et 250 km³ d’eau sont utilisés chaque année pour produire des aliments que personne ne consomme ;
• la production de nourriture « inutile » émet 240 milliards de tonnes de CO2 par an ;
• 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent des déchets alimentaires.





