Les préparatifs sont en cours depuis des mois pour ce voyage, qui doit permettre à Donald Trump de s’entretenir avec son homologue Xi Jinping, et peut-être de désamorcer durablement la guerre commerciale entre les deux géants.
Mais le conflit au Moyen-Orient, entré dans son dix-huitième jour, bouscule l’agenda autant que la relation entre les deux puissances.
La présidence répète à qui veut l’entendre que ce report n’a rien à voir avec le dossier iranien, mais le doute subsiste. Il suffit de relire l’interview que Donald Trump a donnée au Financial Times le week-end dernier. Il y invite Pékin à se mobiliser pour protéger la libre circulation du pétrole dans le détroit d’Ormuz.
Au motif, répète Donald Trump, que les principaux bénéficiaires de ce commerce devraient aider à garantir qu’il ne s’y passe rien de grave.
Le ministre des Finances américain Scott Bessent avait déjà évoqué, lundi 16 mars, un possible report, en assurant à la chaîne CNBC que ce serait pour des raisons « logistiques » et non pour faire pression sur Pékin.
« La Chine et les États-Unis restent en communication au sujet de la visite du président Trump », a dit pour sa part un porte-parole des Affaires étrangères, Lin Jian. Celui-ci s’est gardé de s’exprimer sur une éventuelle assistance chinoise pour débloquer le détroit d’Ormuz.
La Maison Blanche pense-t-elle faire pression sur les autorités chinoises en jouant sur le timing de ce déplacement ? Plusieurs analystes préviennent que la coercition a très peu de chances de fonctionner lorsqu’il s’agit de Xi Jinping.





