L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, dans un communiqué, que l’intensification du conflit au Moyen-Orient fait craindre une crise de santé publique multidimensionnelle.
Elle a ajouté que le nombre de morts et de blessés ne cesse d’augmenter : plus de 1 440 décès et plus de 18 700 blessés ont été recensés en Iran, ainsi que plus de 886 décès et 2 105 blessés au Liban.
L’OMS a également indiqué que les déplacements de population s’accélèrent, avec plus de 945 000 personnes déplacées au Liban, dont 132 100 vivant dans 620 abris collectifs à travers le pays, dont beaucoup souffrent d’une forte surpopulation. Ces conditions font craindre une aggravation significative des risques sanitaires.
Elle a précisé que, depuis le début du conflit, environ 100 000 personnes ont quitté Téhéran, et que les rapports indiquent qu’entre 600 000 et un million de familles iraniennes ont été temporairement déplacées à l’intérieur du pays, soit jusqu’à 3,2 millions de personnes. Par ailleurs, plus de 120 400 personnes, majoritairement des Syriens ainsi que des ressortissants libanais, ont traversé la frontière du Liban vers la Syrie.
L’accès aux soins de santé devient de plus en plus difficile. Dans les pays directement touchés, certains établissements de santé ont fermé en raison de l’insécurité. Les restrictions de déplacement retardent l’arrivée des ambulances, les transferts de patients et l’acheminement des médicaments. Les blessés, les familles déplacées, les personnes atteintes de maladies chroniques, les femmes enceintes et les personnes âgées doivent pouvoir accéder à des services de santé vitaux.





