Le Comité central de gestion des crises a tenu aujourd’hui une réunion présidée par Dr Moustafa Madbouli, le Premier ministre, afin d’examiner les répercussions de l’escalade militaire dans la région. La réunion s’est tenue en présence de plusieurs ministres et responsables concernés.
La séance a débuté par la présentation d’un rapport élaboré par le secrétariat technique du comité, portant sur les principales évolutions économiques et politiques liées à la crise actuelle, ainsi que sur les impacts potentiels du conflit sur les économies mondiale et nationale, selon différentes estimations et scénarios.
Dans ce cadre, les participants ont mis en lumière les principales répercussions économiques attendues, notamment la révision de certains indicateurs économiques majeurs, les perturbations des approvisionnements énergétiques et leurs effets sur les prix du pétrole, ainsi que les conséquences sur les chaînes d’approvisionnement, le commerce mondial et la croissance économique globale.
Concernant les effets sur l’économie nationale, le rapport a présenté les résultats d’une plateforme relevant du Centre d’information et de soutien à la décision, mise en place pour assurer un suivi quotidien des indicateurs clés. Cette plateforme permet de surveiller les prix et les stocks des produits alimentaires et non alimentaires, les prix mondiaux du pétrole, le trafic maritime dans le canal de Suez, les taux de change, ainsi que la production et la consommation d’électricité.
La réunion a également passé en revue les mesures mises en œuvre dans le cadre des directives présidentielles visant à faire face aux répercussions de la crise, en particulier dans les domaines économique et énergétique.
Le porte-parole du Conseil des ministres, Mohamed El-Homosany, a indiqué que le gouverneur de la Banque centrale a présenté les dernières évolutions concernant le financement des importations de produits essentiels et des intrants de production, ainsi que le suivi des flux de devises étrangères. Il a souligné que les réserves actuelles offrent une certaine flexibilité à l’économie égyptienne pour absorber les chocs extérieurs.
Le porte-parole a également précisé que la réunion a abordé l’état d’avancement des mesures de rationalisation des dépenses publiques, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes et leurs répercussions sur les chaînes d’approvisionnement et le commerce international.
Le comité a en outre examiné un rapport global sur l’impact des crises régionales sur l’économie égyptienne, ainsi que les scénarios proposés pour faire face aux fluctuations des marchés de l’énergie, tout en maximisant les opportunités d’exportation afin de renforcer les ressources en devises.
Par ailleurs, la réunion a porté sur la situation des réserves de blé, jugées rassurantes et suffisantes pour couvrir les besoins du marché local pendant plusieurs mois. Les mécanismes visant à garantir la stabilité des approvisionnements et la diversification des sources d’importation ont également été discutés, dans le but d’assurer la sécurité alimentaire.
Enfin, les participants ont examiné les plans de préparation visant à garantir la continuité de l’approvisionnement en gaz naturel grâce à la diversification des sources, ainsi que le fonctionnement du système numérique intégré de gestion des produits pétroliers. Les niveaux actuels des réserves stratégiques en produits pétroliers et en gaz naturel ont été jugés sûrs et suffisants pour répondre aux besoins des secteurs vitaux et du marché de manière régulière, assurant ainsi la stabilité du système face à toute évolution imprévue.





