Voici selon l’AFP les dernières évolutions économiques mondiales mercredi vers 22H00 GMT, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 19e jour:
Le pétrole termine en hausse
L’annonce de frappes contre des infrastructures énergétiques en Iran et au Qatar a provoqué une accélération de la hausse des cours du brut, surveillés comme le lait sur le feu par les investisseurs.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord – référence internationale pour le pétrole – a gagné 3,83% à 107,38 dollars, grimpant même de plus de 5% en séance.
Traditionnellement moins cher, son équivalent américain du WTI a été moins touché par ce mouvement haussier, grappillant 0,11% à 96,32 dollars.
Les Bourses font grise mine
“Les cours du pétrole ont été une source de volatilité pour les Bourses” depuis le début du conflit, note Patrick O’Hare de Briefing.com. “Aujourd’hui n’est pas une exception”.
Paris a basculé en toute fin de séance pour céder finalement 0,06%, Francfort a reculé de 0,96% et Londres de 0,94%. Milan a perdu 0,33%.
A Wall Sreet, le Dow Jones a reculé de 1,63%, l’indice Nasdaq a perdu 1,46% et l’indice élargi S&P 500 a lâché 1,36%.
La Fed prédit une inflation tenace
La Réserve fédérale américaine (Fed) s’attend mercredi à ce que les progrès en matière d’inflation patinent aux Etats-Unis du fait notamment de la guerre.
A l’issue de deux jours de réunion, la banque centrale de la première économie mondiale a sans surprise laissé ses taux d’intérêt inchangés – ils sont depuis décembre entre 3,50% et 3,75%.
Il est “trop tôt pour déterminer l’ampleur et la durée des effets potentiels (du conflit, ndlr) sur l’économie”, a estimé mercredi le président de la Fed, Jerome Powell, mais “à court terme, la hausse des prix de l’énergie fera grimper l’inflation globale.”
Trump annonce des mesures pour atténuer les effets domestiques de la guerre
Les États-Unis ont annoncé mercredi une série de mesures visant à faciliter le commerce de pétrole, signe de l’empressement de Donald Trump à limiter la forte hausse des prix à la pompe provoqué par le conflit.
Le président américain a notamment mis sur pause – pour 60 jours – une loi empêchant le transport de carburant par des bateaux non américains.
En parallèle, le ministère américain des Finances a annoncé qu’il continuait à lever les sanctions économiques que les États-Unis avaient imposées au Venezuela.
L’industrie maritime s’inquiète
Le prix des carburants maritimes a presque doublé sous l’effet de la crise du fret provoquée par le conflit, atteignant des niveaux “absolument sans précédent”, a alerté mercredi un responsable du secteur.
Le blocage par les forces iraniennes du très stratégique détroit d’Ormuz, en représailles à la guerre déclenchée le 28 février, a sévèrement restreint l’approvisionnement en carburant des navires dans les ports de la région, a souligné à l’AFP Constantinos Capetanakis, président de l’Ibia, association professionnelle mondiale regroupant tous les acteurs de l’industrie des carburants maritimes (armateurs, fournisseurs, traders, courtiers…).
L’Italie veut réduire le prix des carburants
L’Italie a adopté mercredi un décret-loi réduisant de 0,25 euro par litre le prix du carburant afin de contrer l’augmentation des tarifs à la pompe, a annoncé la Première ministre Giorgia Meloni sur X.
Le décret-loi prévoit “une réduction substantielle de la taxe d’accise (sur les carburants), laquelle se traduira par une baisse du prix du diesel et de l’essence”, avait déclaré peu avant à la chaîne de télévision Rete 4 le vice-Premier ministre et ministre des Transports Matteo Salvini.





