La Première ministre italienne a tenu à lever toute ambiguïté sur l’implication de Rome dans la sécurisation du détroit d’Ormuz. L’Italie n’envisage aucune intervention militaire avant la fin du conflit avec l’Iran, rapporte la MENA.
Un démenti face aux interprétations “abusives”
Lors d’une réunion du Conseil européen, Giorgia Meloni a clarifié la position de son gouvernement concernant une éventuelle participation à une mission internationale dans le détroit d’Ormuz. « Je veux clarifier ce point car je perçois certaines interprétations abusives », a-t-elle déclaré, selon des propos rapportés par l’agence de presse italienne ANSA.
La dirigeante a ainsi affirmé que l’envoi d’une mission militaire italienne pour ouvrir cette voie navigable vitale au transport pétrolier n’est pas à l’ordre du jour tant que les hostilités avec l’Iran se poursuivent.
Une réponse au document de Downing Street
Cette mise au point intervient après la publication d’un document par le gouvernement britannique, suggérant que le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et les Pays-Bas se tenaient prêts à participer à une opération visant à garantir la liberté de navigation commerciale dans le détroit.
Le scénario de l’après-conflit
Giorgia Meloni a fermement rejeté l’idée d’une action coercitive immédiate : « Personne n’envisage d’envoyer une mission italienne pour imposer un blocus sur le détroit ».
Elle a précisé que la réflexion de Rome se concentrait sur l’avenir : « Ce que nous étudions, c’est comment, lorsque les conditions seront favorables et raisonnablement dans une phase post-conflit, nous pourrons apporter une contribution, en accord avec les parties prenantes, pour défendre la liberté de navigation. »





