Les chefs de la diplomatie égyptienne et turque se sont entretenus par téléphone pour coordonner leurs positions sur les crises qui secouent le Moyen-Orient et l’Afrique, avec un accent particulier sur la désescalade et la crise soudanaise, selon la page officielle du Ministère des Affaires étrangères.
Urgence d’une désescalade régionale
Le Dr Badr Abdelatty, ministre égyptien des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Émigrés, et son homologue turc, Hakan Fidan, ont procédé à un échange de vues approfondi sur l’aggravation des tensions militaires dans la région. Cet appel s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre Le Caire et Ankara pour renforcer les relations bilatérales.
Les deux ministres ont insisté sur la nécessité impérieuse de privilégier la voie diplomatique et les solutions politiques pour contenir la situation actuelle. Ils ont conjointement mis en garde contre les « conséquences catastrophiques » d’une extension du conflit, soulignant que la poursuite du cycle de violence menace directement la paix et la sécurité régionales et internationales.
Soudan : Priorité à la souveraineté et aux institutions nationales
Le dossier soudanais a occupé une place centrale lors de cet entretien. MM. Abdelatty et Fidan ont réaffirmé leur position commune sur plusieurs points clés :
- Intégrité territoriale : Nécessité absolue de respecter la souveraineté, l’unité et l’intégrité du territoire soudanais.
- Soutien institutionnel : Importance cruciale de soutenir les institutions nationales de l’État soudanais, en refusant toute mise sur un pied d’égalité entre ces institutions et les milices.
- Processus politique : Intensification des efforts d’apaisement pour favoriser un climat propice à la reprise d’un processus politique global et inclusif au Soudan.





