ISTANBUL – Le chef des services de renseignement turcs (MIT), Ibrahim Kalin, a vivement critiqué samedi la dynamique actuelle du conflit régional lors de la clôture du Sommet international sur la communication stratégique (Stratcom 2026). Selon le responsable turc, la responsabilité de l’embrasement actuel incombe principalement à Israël.
Une “politique d’occupation” dénoncée
S’exprimant lors de la deuxième journée de ce sommet organisé sous le thème « Rupture de l’ordre international : crises, récits et recherche d’ordre », M. Kalin a affirmé qu’Israël est « celui qui a déclenché la guerre avec l’Iran » et que l’État hébreu « cherche à saboter les négociations pour attiser le conflit ».
Le chef du renseignement turc a été particulièrement incisif sur la légalité des opérations en cours :
« La guerre contre l’Iran ne repose sur aucun fondement juridique international. Ceux qui ont allumé la mèche ne se limitent pas à l’Iran ; ils poursuivent une nouvelle politique d’occupation en créant des situations d’illégalité au Liban, en Syrie, en Palestine et sur d’autres territoires. »
Protection du Golfe et sécurité régionale
Tout en condamnant l’initiative du conflit contre Téhéran, Ibrahim Kalin a tenu à marquer une ligne rouge concernant la sécurité des monarchies arabes. « Bien que la guerre contre l’Iran soit une erreur, les attaques visant les pays du Golfe sont inacceptables », a-t-il déclaré, soulignant que le conflit a désormais débordé au-delà des frontières iraniennes pour menacer l’ensemble de la péninsule arabique.
La Turquie en quête de stabilité
Face à ce risque d’embrasement généralisé, M. Kalin a réaffirmé que la Turquie déploie des efforts intensifs pour rester à l’écart de cet engrenage et pour empêcher que le conflit ne s’étende à l’ensemble de la région, ce qui causerait des dommages irréparables à long terme.
Le sommet Stratcom 2026, qui s’est achevé ce samedi à Istanbul, a réuni des décideurs, des diplomates et des experts du monde entier. Ses conclusions devraient proposer des solutions concrètes pour bâtir un système mondial plus équilibré, fondé sur la coopération et le dialogue face aux crises systémiques actuelles.





