Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran déstabilise non seulement le Moyen-Orient mais aussi l’économie mondiale. La paralysie d’une partie du pétrole et du gaz crée des tensions énergétiques, et l’augmentation des cours de plusieurs matières premières soulève des inquiétudes. Sommes-nous en rendez-vous avec une crise économique mondiale ?
Quelque 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial, ainsi que d’autres matières premières, transitent par ce détroit. Délimité au nord par l’Iran, au sud par Oman et les Émirats arabes unis, le détroit d’Ormuz mesure environ 50 kilomètres de large à son entrée et à sa sortie. Son point le plus étroit est de 33 kilomètres.
Une situation qui a conduit à une envolée des cours des hydrocarbures , ainsi que de ceux des engrais, de l’aluminium, du soufre ou encore de l’hélium.
Si le pétrole reste aux alentours de 100 dollars avec un manque quotidien de huit millions de barils par jour ces trois prochains mois, faisant passer la croissance économique mondiale un peu en-dessous du seuil symbolique des 3 %”, ceci peut être qualifié de début d’une crise économique mondiale majeure, selon France 24.
Ces 3 % sont le baromètre de la bonne santé économique de la planète. Si le PIB mondial venait à se retrouver aux alentours des 2,5 % de croissance, “l’économie mondiale commencerait alors à produire une hausse du chômage, même avec une croissance positive, et c’est cette dynamique-là qui matérialiserait la crise. Mais, la situation actuelle n’est pas compatible pour le moment avec une crise économique mondiale.





