Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fermement mis en garde contre les conséquences des frappes américaines et israéliennes visant les installations nucléaires de la République islamique. Selon le chef de la diplomatie, le bombardement de sites stratégiques, à l’instar de la centrale de Bouchehr, place l’ensemble de la région au bord d’une catastrophe radioactive majeure.
M. Araghchi a vivement fustigé l’inertie de la communauté internationale, déplorant que le Conseil de sécurité des Nations unies et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) n’aient pris aucune mesure concrète pour empêcher ces agressions flagrantes, s’abstenant même de toute condamnation officielle. Pour le ministre, ce mutisme s’apparente à un « feu vert » donné à la poursuite d’attaques qui compromettent la sécurité environnementale et régionale.
Cette sortie diplomatique intervient dans un contexte d’escalade militaire sans précédent, marqué par des raids récents au cœur du territoire iranien. Ces développements suscitent de vives inquiétudes quant à d’éventuelles fuites radioactives dont l’impact pourrait s’étendre aux pays voisins du Golfe, transformant ainsi cet affrontement militaire en une crise humanitaire et écologique transfrontalière.





