⭕ La stratégie de l’État vise à passer de l’assemblage à la fabrication afin de maximiser la valeur ajoutée des exportations égyptiennes.
⭕ La réforme économique a renforcé la capacité de l’État à gérer les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Le ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur, le Dr Mohamed Farid Saleh, et le ministre du Plan et du Développement économique, le Dr Ahmed Rostom, ont participé à une table ronde de haut niveau organisée par le « Laboratoire de l’avenir du Moyen-Orient » au siège du Conseil atlantique (Atlantic Council) à Washington, aux États-Unis, en marge des réunions de printemps du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.
La séance, dirigée par M. Khaled Azim, directeur du Laboratoire de l’avenir du Moyen-Orient, a porté sur une analyse globale des perspectives macroéconomiques de l’Égypte, avec un accent sur les politiques budgétaires et monétaires mises en œuvre pour faire face aux défis mondiaux actuels, ainsi que sur les efforts du gouvernement visant à améliorer le climat d’investissement afin de renforcer la compétitivité des exportations égyptiennes et d’attirer davantage d’investissements directs étrangers.
S’agissant du climat des affaires, le ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur a présenté les opportunités prometteuses du marché égyptien à la lumière des réformes réglementaires visant à simplifier les procédures et à réduire les coûts d’exploitation.
Il a également présenté le plan ambitieux du ministère visant à étendre les zones d’investissement et les zones industrielles, ainsi qu’à encourager la localisation industrielle en passant de l’« assemblage » à la « fabrication intégrée », afin de renforcer la part locale et d’accroître la valeur ajoutée des exportations égyptiennes.
Le ministre a réaffirmé la volonté de l’État de lever tous les obstacles devant les investisseurs, en évoquant une révision globale du système de création et d’exploitation des projets ainsi que des incitations à l’investissement, parallèlement à l’accélération de la transformation numérique grâce au développement de plateformes électroniques interactives destinées aux investisseurs et exportateurs, offrant des données et des opportunités en toute transparence et efficacité. Il a également souligné la mise en place d’une interconnexion complète entre l’Autorité générale pour l’investissement et les zones franches, l’Autorité de régulation financière, la Bourse égyptienne et la société de compensation, afin d’automatiser l’ensemble du cycle de vie de l’investissement et de renforcer la gouvernance.
Le ministre a en outre indiqué que l’Égypte adopte une stratégie intégrée visant à relier les flux d’investissements directs étrangers à l’augmentation des capacités de production et au renforcement de la compétitivité des exportations sur les marchés mondiaux, avec un accent particulier sur l’adoption de technologies avancées, notamment les solutions de technologies du commerce (TradeTech), afin d’améliorer l’efficacité des chaînes d’approvisionnement dans des secteurs clés tels que les énergies renouvelables, les technologies et les services financiers.
Il a également évoqué la dynamique du programme d’offres publiques et le rôle central du Fonds souverain d’Égypte dans la construction de partenariats d’investissement réussis avec le secteur privé.
Dans son intervention, le ministre du Plan et du Développement économique a mis en avant les efforts du gouvernement égyptien visant à renforcer la stabilité macroéconomique à travers un ensemble de mesures efficaces en matière de politiques budgétaires et monétaires. Il a expliqué que ces politiques, ainsi que le début par la Banque centrale d’Égypte d’un cycle d’assouplissement monétaire destiné à soutenir la croissance, ont contribué à maîtriser l’inflation malgré les pressions résultant de la crise actuelle au Moyen-Orient.





