Dans le cadre d’une étape stratégique majeure pour la modernisation de l’industrie nationale, Dr Manal Awad, ministre du Développement Local et de l’Environnement, a présenté le programme des « Industries Vertes Durables » devant la Commission de l’Énergie et de l’Environnement de la Chambre des Représentants. Lors de cette réunion, présidée par l’ingénieur Tariq El-Molla en présence des membres de la commission, la ministre a affirmé que ce programme constitue l’un des mécanismes de financement les plus importants pour renforcer la compétitivité de l’industrie égyptienne et faciliter son accès aux marchés mondiaux grâce à une transition écologique concrète.
Ce programme incarne un modèle de partenariat international réussi, avec un financement total s’élevant à environ 271 millions d’euros. Cette enveloppe est soutenue par la Banque Européenne d’Investissement (BEI) à hauteur de 135 millions d’euros, l’Agence Française de Développement (AFD) pour 45 millions d’euros, et une subvention de l’Union Européenne de 30 millions d’euros. Le projet bénéficie également de la participation de la Banque Nationale d’Égypte (NBE) et du secteur industriel, reflétant ainsi la confiance internationale dans le parcours de réforme environnementale et économique de l’Égypte.
La ministre a souligné que le programme vise une transformation radicale du secteur industriel en finançant des projets de mise en conformité environnementale, de décarbonation, et d’efficacité énergétique. Une priorité absolue est accordée à la réduction des émissions de dioxyde de carbone, particulièrement pour les secteurs concernés par le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF/CBAM), afin de protéger les exportations égyptiennes. Le programme soutient également l’économie circulaire à travers le recyclage, la production de combustibles alternatifs et la protection du Nil et des voies navigables.
Sur le plan financier, la Dre Manal Awad a précisé que ce programme ne pèse pas sur le budget de l’État, puisque les entreprises bénéficiaires assument le remboursement des prêts tandis que les banques participantes gèrent les risques de crédit. Les incitations offertes sont sans précédent : des financements pouvant atteindre 25 millions d’euros par projet avec un délai de grâce de deux ans, une assistance technique couverte à 100 % par une subvention, et des primes d’incitation allant jusqu’à 20 % du coût du projet si les objectifs environnementaux sont atteints.
Enfin, l’ingénieur Karim El-Dhaker, représentant du programme, a précisé que l’Agence des Affaires Environnementales (EEAA) assure la gestion technique et la supervision complète du projet. Une unité d’exécution a été mise en place au sein de l’agence pour servir de point de contact principal, traiter les demandes des entreprises et réaliser les études de faisabilité, garantissant ainsi une gouvernance efficace et une prise de décision rapide pour faire de l’Égypte un centre régional de l’industrie verte.





