Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Egyptiens à l’étranger, Dr Badr Abdel Aati, a présidé la 7e réunion ministérielle de la Commission supérieure permanente des droits de l’Homme, en sa qualité de président de l’instance, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de représentants des autorités nationales concernées.
Le ministre a salué les efforts déployés par les différentes institutions membres pour renforcer le système des droits humains en Egypte dans sa conception globale, visant à promouvoir la justice sociale et à améliorer les conditions de vie des citoyens, conformément aux orientations présidentielles. Il a également mis en avant les travaux engagés pour élaborer la deuxième stratégie nationale quinquennale des droits de l’Homme pour la période 2026-2031. A ce titre, il a évoqué les consultations intensives menées avec les institutions nationales, des experts, des jeunes issus de différentes régions, ainsi que des représentants du Parlement, de la société civile et des conseils spécialisés, afin de garantir que cette nouvelle stratégie constitue une avancée significative dans l’approche nationale en matière de droits humains.
Le chef de la diplomatie égyptienne a par ailleurs abordé plusieurs dossiers, notamment la participation de l’Egypte à la 61e session du Conseil des droits de l’Homme, dans le cadre de son mandat pour la période 2026-2028. Il a souligné le rôle actif joué par le pays et réaffirmé son engagement à renforcer la coopération avec les mécanismes régionaux et internationaux, ainsi qu’avec les rapporteurs spéciaux du Conseil. La réunion a également porté sur des propositions législatives visant à améliorer la situation des droits humains dans le pays.
De son côté, la ministre de la Solidarité sociale, Dr Maya Morsi, a présenté les efforts consacrés aux questions de la famille et de l’enfance, mettant en avant la mise en œuvre de programmes intégrés axés sur l’autonomisation économique, la protection sociale et le développement humain. Elle a souligné les résultats tangibles obtenus ces dernières années, reflétant l’engagement de l’Etat à améliorer la qualité de vie, et a insisté sur l’importance de valoriser ces avancées lors des prochaines sessions du Conseil des droits de l’Homme à Genève. Elle a également mis l’accent sur le droit au développement comme axe central de la future stratégie nationale.
Le ministre de la Justice, le conseiller Mahmoud Helmi El-Chérif, a pour sa part insisté sur la poursuite des réformes législatives afin de les aligner sur les exigences constitutionnelles et les normes internationales. Il a évoqué les évolutions en cours dans le domaine du droit pénal, ainsi que l’expansion des centres de réhabilitation et de réforme, destinés à favoriser la réinsertion sociale. Il a également mis en lumière les initiatives visant à renforcer les droits des femmes.
Le ministre du Plan et du Développement économique, Ahmed Rostom, a affirmé la disponibilité de son ministère à fournir des données et indicateurs précis sur les services publics et le développement, afin de soutenir la transparence et la crédibilité de la présentation égyptienne sur la scène internationale. Il a également indiqué que le ministère facilitera les visites de terrain des rapporteurs spéciaux pour leur permettre d’observer directement les projets nationaux et les efforts de développement durable.
Enfin, la réunion a donné lieu à des échanges approfondis entre les participants, portant sur les initiatives des institutions nationales pour renforcer le système des droits humains dans ses dimensions politiques, économiques, sociales et culturelles, ainsi que sur les cadres législatifs destinés à protéger et promouvoir ces droits en Egypte.





