
Le ministre de l’Aviation civile, Dr Sameh Al-Hefni, a affirmé qu’EgyptAir ne fait face à aucune pénurie de carburant liée aux tensions politiques dans la région. Les vols de la compagnie se poursuivent normalement, conformément à son réseau habituel.
Lors de sa rencontre avec les journalistes spécialisés, le ministre a toutefois averti qu’une prolongation du conflit pourrait avoir un impact négatif sur les prix des billets d’avion, voire entraîner une hausse du coût du carburant ou des tensions sur son approvisionnement. À ce stade, la situation reste sous contrôle, sauf aggravation de la crise géopolitique. Il a également évoqué une possible baisse du nombre de réservations dans la période à venir, tout en exprimant l’espoir d’un retour rapide à la stabilité dans la région.

Prix stables et soutien affirmé aux pèlerins
Le ministre de l’Aviation civile, Dr Sameh Al-Hefni, a souligné que la holding nationale n’a procédé à aucune augmentation des tarifs aériens. Il en veut pour preuve les billets des pèlerins pour le Hajj, dont les prix sont restés inchangés, en particulier pour les bénéficiaires du tirage au sort, traduisant la volonté de soutenir les pèlerins.
Il a également indiqué que plusieurs entreprises égyptiennes, en coopération avec le ministère du Pétrole et des Ressources minérales, participent à un projet de production de carburant durable destiné à l’aviation. Les aéroports égyptiens sont déjà équipés pour fonctionner avec ce type de carburant.

Un environnement favorable à l’investissement
Le ministre de l’Aviation civile, Dr Sameh Al-Hefni, a réaffirmé la volonté de l’État de soutenir les investissements dans le secteur de l’aviation civile, tout en appliquant strictement les normes internationales de sécurité et de qualité opérationnelle, afin de renforcer la position de l’Égypte comme plateforme régionale de transport aérien.
Il a précisé que des avancées ont été réalisées pour faciliter la création de compagnies aériennes privées. Une nouvelle compagnie détenue par un important investisseur égyptien devrait être annoncée prochainement, avec un démarrage prévu avec quatre avions, avant d’atteindre dix appareils en l’espace d’un an.
Le ministre a également fait état d’une réunion tenue avec les dirigeants et représentants des compagnies privées et des activités aériennes sportives afin d’examiner les moyens de lever les obstacles auxquels ils sont confrontés.

Une coordination renforcée pour fluidifier le trafic
Le ministre a souligné que la gestion de l’exploitation des aéroports lors des périodes de forte affluence, notamment la saison du pèlerinage, constitue un système intégré impliquant plusieurs institutions de l’État, y compris les autorités sécuritaires et organisationnelles, afin de garantir la fluidité du trafic et un haut niveau de discipline.
Il a salué le rôle majeur du ministère de l’Intérieur dans l’amélioration de la circulation des passagers et la gestion des flux aux entrées et sorties ainsi qu’aux abords des aéroports, ce qui a contribué à améliorer les opérations durant les périodes critiques. Il a cité comme exemple la suppression de la carte papier des passeports pour les voyageurs égyptiens à l’Aéroport international du Caire, à l’arrivée comme au départ.
Modernisation des systèmes et des dispositifs de sûreté
Le ministre de l’Aviation civile, Dr Sameh Al-Hefni, a indiqué que des progrès notables ont été réalisés dans le développement du système de contrôle des passeports et l’introduction de technologies modernes dans les aéroports égyptiens, en conformité avec les standards internationaux. Cette expérience sera progressivement généralisée à l’ensemble des aéroports.
Il a également salué le développement de plusieurs points d’inspection et l’amélioration des procédures de sécurité, en coordination avec les autorités concernées, ainsi que l’amélioration des conditions de travail du personnel et l’unification des tenues des agents de sécurité, contribuant à renforcer la discipline et l’image organisationnelle des aéroports.

Modernisation continue de la flotte
Le président du Conseil d’administration de la holding EgyptAir, le pilote Ahmed Adel, a confirmé la poursuite de la mise en œuvre du plan ambitieux de modernisation de la flotte aérienne, conformément au calendrier établi, avec l’intégration de nouveaux appareils des constructeurs Airbus et Boeing.
Il a précisé que les tensions politiques actuelles n’ont eu aucun impact sur les calendriers de livraison, ajoutant que tous les appareils commandés seront livrés dans les délais prévus. La compagnie a ainsi réceptionné, en février dernier, un nouvel Airbus A350-900, dans le cadre d’un contrat portant sur 16 appareils du même type, marquant le lancement d’un vaste programme de renouvellement de la flotte.
Dix consortiums en lice pour Hurghada
Le président de la holding des aéroports et de la navigation aérienne, l’ingénieur Aiman Arab, a révélé que dix consortiums et entreprises sont en compétition pour la gestion et l’exploitation de l’Aéroport international d’Hurghada.
Il a indiqué que les dossiers sont en cours d’évaluation afin de vérifier leur conformité aux critères requis pour cette phase, en vue de sélectionner les candidats qualifiés pour l’étape suivante, dont l’achèvement est prévu dans un délai d’un mois.
Parallèlement, les travaux se poursuivent sur l’élaboration du cahier des charges destiné aux entreprises présélectionnées, une étape clé du processus. Le plan prévoit la mise en concession de 11 aéroports en partenariat avec le secteur privé, dans le but d’améliorer l’efficacité opérationnelle et la qualité des services.
Des projets d’extension alignés sur la vision de l’État
Le président de la Société égyptienne des aéroports, le pilote Wael Al-Nachar, a indiqué que les travaux de développement des aéroports progressent selon un calendrier précis, conformément à la vision de développement de l’État égyptien.
Il a précisé que des études sont actuellement en cours pour la construction de nouveaux terminaux passagers dans les aéroports d’El-Alamein, de Sphinx et de la Nouvelle Capitale internationale, dans le cadre d’un plan d’expansion visant à privilégier la création de nouvelles infrastructures plutôt que l’extension des terminaux existants.
Cette orientation vise à maintenir la continuité des opérations sans perturber le trafic dans les installations actuelles, tout en répondant à la croissance future du trafic aérien, avec des coûts proches de ceux des projets d’extension traditionnels.





