En quelques mois, Jordan Bardella a rencontré l’ambassadeur d’Allemagne, et Marine Le Pen celui d’Israël. Les deux ont aussi été reçus par l’émissaire de Donald Trump à Paris. Autant de signes de l’intérêt croissant des chancelleries étrangères pour les favoris des sondages, à un an de l’élection présidentielle, selon l’AFP.
Dans les rues de la capitale, comme dans la vie politique, les ambassades sont proches de l’Elysée. Longtemps infréquentable, le principal parti d’extrême droite français voit les portes s’ouvrir à mesure que son accession au pouvoir devient vraisemblable.
Certains rendez-vous se font en toute discrétion, comme cet entretien en février entre Jordan Bardella et l’ambassadeur allemand Stephan Steinlein. Ni annoncé, ni rendu public, mais finalement dévoilé par un participant au détour d’une conversation, comme une simple “visite” qui aurait été “organisée” à Paris entre le président du Rassemblement national et l’émissaire de Berlin.
“Oui, ils se sont rencontrés”, reconnait le parti à la flamme. Presque banal, à en croire l’entourage du jeune leader nationaliste, qui verrait ainsi “de nombreux ambassadeurs dans le cadre de ses fonctions de président du RN, et de président de groupe au Parlement européen”.





