Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Egyptiens de l’étranger, Badr Abdel Aati, a reçu, aujourd’hui dimanche, le Premier ministre et ministre yéménite des Affaires étrangères et des Expatriés, Chaya Mohsen Al-Zindani, à l’occasion de la 9e session du dialogue stratégique égypto-yéménite.
Abdel Aati a ouvert les discussions en soulignant la profondeur des relations historiques entre les deux pays, qualifiées de modèle de fraternité arabe. Il a estimé que la tenue de cette nouvelle session du dialogue stratégique dans un contexte régional sensible traduisait la volonté des deux Etats de coordonner leurs positions face aux crises qui secouent la région.
Le chef de la diplomatie égyptienne a réaffirmé la position constante du Caire en faveur de l’unité et de l’intégrité territoriale du Yémen, ainsi que le soutien de l’Egypte aux institutions nationales et au gouvernement légitime afin de leur permettre de répondre aux aspirations du peuple yéménite.
Il a également renouvelé l’appui de l’Egypte à la reprise d’un processus global de règlement politique sous l’égide des Nations Unies. Dans ce cadre, il a salué l’accord récent sur l’échange de détenus conclu sous médiation onusienne avec le soutien de la Jordanie, exprimant la disposition du Caire à fournir toutes les formes de soutien politique et diplomatique nécessaires au succès des efforts de paix.
Les discussions ont aussi porté sur les évolutions régionales, notamment les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran. Badr Abdel Aati a exprimé l’espoir que ces efforts diplomatiques aboutissent à un accord global prenant en compte les préoccupations de toutes les parties, permettant de mettre fin à la guerre et de poser les bases d’une sécurité et d’une stabilité durables dans la région, tout en évitant une nouvelle escalade des tensions.
Les deux parties ont également abordé la question de la sécurité de la mer Rouge et du golfe d’Aden. Le ministre égyptien a réaffirmé le rejet catégorique par son pays de toute tentative d’internationalisation ou de militarisation de la mer Rouge et du golfe d’Aden, ainsi que de toute implication d’acteurs non riverains dans les arrangements relatifs à cette zone stratégique.
Il a souligné que la sécurité et la gouvernance de cette voie maritime relevaient exclusivement de la responsabilité des États arabes et africains riverains.
Les deux ministres sont convenus de la nécessité d’adopter une approche globale de la sécurité en mer Rouge, qui ne se limite pas à la dimension militaire et sécuritaire mais prenne également en compte les aspects économiques et de développement des pays riverains.
Dans ce contexte, le Dr Abdel Aati a insisté sur l’importance d’activer rapidement les mécanismes du Conseil des États arabes et africains riverains de la mer Rouge et du golfe d’Aden, tout en présentant les efforts de l’Egypte pour renforcer les capacités nationales et institutionnelles des pays de la région, notamment à travers le lancement récent d’une initiative consacrée à la gouvernance et à la sécurité de la mer Rouge.




